À l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), une équipe de Minute.bf a effectué une immersion sur le site afin de s’enquérir de l’ambiance des premiers jours. Entre enthousiasme face à la diversité des œuvres exposées et à la créativité des artisans africains, ils affichent des sentiments de légitime fierté. Pour certains, il s’agit d’une première découverte, tandis que d’autres y voient une occasion de promouvoir leur savoir-faire et de faire rayonner leurs cultures.
Depuis le 30 octobre dernier, Ouagadougou est devenue la capitale africaine de l’artisanat africain. Ce rendez-vous majeur de la créativité africaine constitue une plateforme de promotion du savoir-faire des artisans, de valorisation des produits locaux et de développement des échanges commerciaux. Il offre également aux acteurs du secteur des opportunités de rencontres, de partenariats et de conquête de nouveaux marchés.
Selon la visiteuse Alima Sourabié, le SIAO est bien plus qu’un lieu d’affaires : c’est un cadre idéal pour exprimer la fierté nationale.

« C’est un plaisir pour moi de venir me détendre et, une fois de plus, de valoriser nos cultures », a-t-elle confié. Participante pour la première fois au SIAO, elle est séduite par la richesse des œuvres exposées et apprécie particulièrement les rencontres et les découvertes culturelles rendues possibles par le salon. Elle espère que cette ambiance conviviale se maintiendra et invite les populations à venir découvrir les différentes expositions.
Même enthousiasme chez Emmanuel Kiema, qui se réjouit de prendre part à cette manifestation pour la première fois. Il salue une initiative qui contribue au rayonnement du Burkina Faso et formule des vœux de paix pour le pays. Il rend également hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) pour leur engagement dans la protection du territoire national. « J’ai visité beaucoup de stands pour ma première, je peux dire que je suis satisfait. Cependant, je formule le vœu que la paix revienne au Faso et que Dieu bénisse le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, ainsi que les forces de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.

Venu de Côte d’Ivoire pour visiter le salon, Esaïe Donlé se dit impressionné par la créativité des artisans. Les masques, les sculptures et les autres réalisations artistiques ont particulièrement retenu son attention. Pour lui, le SIAO constitue une vitrine du savoir-faire africain. Il invite les Africains à venir découvrir le Burkina Faso par eux-mêmes et à apprécier les richesses culturelles et artistiques du pays. « Tous ceux qui hésitent encore, je les encourage à venir visiter le Faso, afin de témoigner par eux-mêmes la richesse du pays », a-t-il ajouté.
Du côté des exposants, l’enthousiasme est tout aussi palpable. Originaire du Ghana, Anthony Adjeï, directeur général de Busy Brain Art Gallery, participe lui aussi pour la première fois au SIAO. Spécialisé dans la peinture en trois dimensions (3D), il se réjouit de rencontrer de nombreux visiteurs et artistes. « Le SIAO est unique », a-t-il affirmé, tout en soulignant sa joie de prendre part à cette rencontre internationale.

À travers ses œuvres, l’artiste entend faire découvrir au public le patrimoine culturel ghanéen. Il présente notamment une création intitulée Nzulezu, inspirée d’un village ghanéen dont le nom signifie, en langue nzema, « des personnes vivant sur l’eau ». Il expose également Ashanti Belief, une œuvre faisant référence aux croyances traditionnelles ashanti, ainsi que Independent Woman (« Femme indépendante »).
Pour Anthony Adjeï, le SIAO représente une occasion de faire connaître son savoir-faire et de mettre en valeur les richesses artistiques de son pays. Il invite les visiteurs à découvrir les créations de sa galerie, destinées notamment à la décoration des maisons et des espaces de vie.

Pour rappel, cette 18e édition du SIAO est placée sous le thème : « Artisanat africain et industrialisation : Quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ». Plus de 6 000 exposants et 800 000 visiteurs issus de 30 pays du monde sont attendus.
Jean-François SOMÉ et Corinne Sawadogo
Minute.bf







