Sécurité intérieure : Le ministre Sana dresse le bilan 2025 et annonce les priorités pour 2026

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, était l’invité du Grand Show diffusé le dimanche 1er février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB). Face aux journalistes, il a fait le point de la situation sécuritaire nationale, présenté les résultats des actions menées en 2025 et décliné les grandes orientations pour l’année 2026.

Dès l’entame de son intervention, le ministre Mahamadou Sana a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi qu’aux populations civiles engagées dans la défense du pays.

M. Sana a souhaité un prompt rétablissement aux blessés et honoré la mémoire des victimes tombées dans ce qu’il a qualifié de « guerre d’honneur ».

Abordant le concept S-24-7-7 (Sécurité 24h/24 et 7j/7), Mahamadou Sana a expliqué qu’il repose sur une articulation dynamique entre dispositifs physiques et technologiques. L’objectif est de renforcer la vigilance dans les grands centres urbains et de réduire les délais d’intervention des forces de sécurité en cas d’appels de détresse.

Selon lui, la mise en œuvre de ce concept a permis de faire baisser le taux de criminalité, passé de 7,85 en 2024 à 7,23 en 2025. Le dispositif, dit-il, a enregistré plus de 1 000 réquisitions liées aux constats d’accidents, réduit de manière significative les délais d’intervention et permis de sécuriser technologiquement 50 % des zones criminogènes identifiées. Actuellement opérationnel à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, le concept, foi du ministre Sana, devrait être étendu à l’ensemble des grands centres urbains du pays.

L’année 2025 a également été marquée par la lutte contre l’incivisme et l’anarchie, avec la création de la brigade Labaal. Pour 2026, Mahamadou Sana a annoncé le renforcement des capacités logistiques, organisationnelles et humaines de cette brigade, dont la mission est de consolider l’ordre, la discipline et la régulation sociale.
La brigade intervient notamment dans les domaines de la sécurité routière, de l’hygiène, de la salubrité, de la tranquillité publique et, plus récemment, dans la lutte contre la consommation des stupéfiants. Déjà implantée à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, la brigade, a soutenu le ministre de la Sécurité, sera progressivement étendue à d’autres villes du pays en fonction du contexte.

Interrogé sur la sécurité intérieure au regard des événements du 3 janvier 2026, le ministre de la Sécurité a assuré que « la maison est bien tenue ». Il n’a pas manqué de saluer le professionnalisme des services de renseignement, qu’il a félicités pour avoir déjoué, une fois de plus, des tentatives de déstabilisation du Burkina Faso. Le ministre Sana a indiqué que le dispositif de veille stratégique est en place, renforcé et soutenu par l’adhésion des populations.

Déclinant les grandes priorités de l’année 2026, le ministre Sana a cité la « poursuite du renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité intérieure, l’intégration accrue des technologies dans la gestion sécuritaire, l’extension du concept S-24-7 et du programme Smart Burkina pour la vidéoprotection urbaine ».

Outre cela, M. Sana a annoncé la poursuite de la digitalisation des procédures, « actuellement estimée à 95 %, ainsi que la réorganisation du maillage sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, à travers la mise en œuvre du décret portant répartition des zones de compétence entre la Police nationale et la Gendarmerie nationale ».

L’année 2026 marquera aussi l’opérationnalisation de plusieurs stratégies adoptées en 2025, notamment la stratégie nationale de lutte contre la drogue, la stratégie de lutte contre la cybercriminalité, la stratégie de sécurisation des sites miniers et la stratégie nationale de sécurité routière.

Interrogé sur sa tenue de combat portée lors de l’émission, Mahamadou Sana a expliqué qu’il s’agissait d’un message symbolique. D’une part, un hommage rendu aux différentes unités engagées sur le terrain, notamment les GUMI, BAC, ESRI, UGISEN, forces spéciales et BIR ; d’autre part, un signal de l’intensification des actions sécuritaires en 2026, avec l’objectif de ramener une quiétude durable sur l’ensemble du territoire national.

Enfin, le ministre de la Sécurité a appelé les populations à continuer d’accompagner les autorités afin que 2026 soit une année de référence en matière de sécurité intérieure au Burkina Faso.

Lire aussi➡️Sécurité routière : A Dano, l’ONASER intensifie la sensibilisation avant la répression

Minute.bf

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