Santé : Le SYNTSHA part en grève le 31 janvier si…

Aujourd’hui, l’on en sait plus sur les raisons de la grève d’avertissement annoncée. Le SYNTSHA part en grève le 31 janvier prochain si le procès engagé contre le médecin Nonguézanga Kaboré n’est pas annulé et si le protocole d’accord gouvernement-SYNTSHA continuera de « souffrir ». Ce sont les deux raisons principales portées à la connaissance de l’opinion publique. Le mouvement syndical dénonce le principe du procès de Nonguézanga Kaboré qui s’ouvre le jour de la grève.

« Quel que soit le verdict de ce procès, l’histoire retiendra qu’un agent de la santé humaine, militant syndicaliste en grève, donc absent du lieu de travail, avait été rendu responsable et jugé pour le décès d’une patiente à la place de ses collègues briseurs de grève qui, pendant au moins quatre heures, étaient censés être compétents pour adopter une conduite à tenir appropriée face à la situation », est convaincu Pissyamba Ouédraogo, Secrétaire général du SYNTSHA.

Ledit procès, insiste-t-il, est un procès politique, un procès contre le droit de grève et contre le syndicat. « Ce n’est pas la famille de la défunte qui poursuit Nonguézanga Kaboré, mais plutôt le procureur au nom du gouvernement », a précisé Ouangré Norbert, Secrétaire général adjoint de la CGT-B.

Ce dernier est membre de la coordination nationale des syndicats de l’enseignement qui vient de signer un protocole d’accord avec le gouvernement. Il a réaffirmé son soutien au SYNTSHA qui estime que leur protocole d’accord signé en mars 2017 est « en souffrance ».

En fait, les conditions d’application dudit protocole d’accord ne satisfont guère le SYNTSHA. Sur nombre de points, le syndicat fait montre de prudence. Ces réserves concernent notamment la mesure d’acquisition d’équipements de bonne qualité au profit des formations sanitaires et la révision de certains textes dont celui de la CAMEG qui était prévue en avril 2017.

« Le protocole d’accord gouvernement-SYNTSHA du 13 mars 2017 est en souffrance. Cet état de fait vient corroborer les remises en cause programmées des acquis des travailleurs par le manque de volonté réelle du gouvernement à respecter ses engagements », a constaté Pissyamba Ouédraogo.

 

Burkina 24

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Relecture du Code pénal : La peine de mort réintroduite‎‎

Le ministre de la Justice, le Camarade Maître Edasso Rodrigue BAYALA, a défendu, au nom du Gouvernement, ce...

Défense nationale : Les FAN célèbrent 66 ans d’engagement sous le signe de la réserve militaire

Les Forces armées nationales (FAN) commémorent leur 66e anniversaire du 20 octobre au 1er novembre 2026, à Ouagadougou....

Journée Internationale de la femme rurale : Au Yaadga, la commémoration se traduit par des équipements pour 14 groupements féminins

𝗟𝗮 𝟮𝟵ᵉ 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻é𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲 𝗿𝘂𝗿𝗮𝗹𝗲 𝘀𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲́𝗺𝗼𝗿𝗲 à 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱'é𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝗲...

Nécrologie : Le grand imam de Ouahigouya n’est plus

COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUEAu nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.Sa Majesté Naaba Kiba, Roi du Yatenga ;Le...