Le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara, a présidé, ce mercredi 29 juillet 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de la revue à mi-parcours du Cadre sectoriel de dialogue de l’Éducation et de la Formation (CSD-EF). Cette rencontre, qui se tient en présence de ses collègues chargés des Enseignements secondaire et supérieur, respectivement le Pr Moumouni Zoungrana et le Pr Adjima Thiombiano, est consacrée à l’examen du projet de rapport de performance à mi-parcours et à l’actualisation de la Matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants (MRSIS) pour la période 2026-2028. L’objectif est de renforcer le pilotage et l’efficacité des politiques éducatives.
Cette revue à mi-parcours se veut un cadre privilégié de réflexion, d’évaluation et d’orientation. Elle offre aux acteurs de l’éducation l’opportunité d’apprécier objectivement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements, d’identifier les difficultés rencontrées et de convenir collectivement des mesures correctives nécessaires à l’amélioration des performances.
Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, les travaux porteront sur l’analyse des performances enregistrées par pilier au 30 juin 2026, l’évaluation de l’efficacité du financement du secteur, l’examen du fonctionnement du Cadre sectoriel de dialogue, ainsi que l’actualisation de la matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants. Le cas échéant, des recommandations appropriées seront formulées à l’issue des échanges.

Au 30 juin 2026, les taux de réalisation physique et financière des produits s’élèvent respectivement à 43,56 % et 33,30 %, conformément à la programmation des différents extrants. Ces résultats témoignent des efforts soutenus déployés par l’ensemble des acteurs et confirment que, malgré un contexte difficile, la dynamique de transformation impulsée par la politique éducative se poursuit avec détermination.
D’après le ministre de l’enseignement de base, ces acquis illustrent la qualité de la collaboration entre les différentes parties prenantes ainsi que leur engagement constant à assurer la mise en œuvre des actions programmées.
« Les défis restent néanmoins importants. Les contraintes budgétaires, les pressions sécuritaires et les besoins croissants en infrastructures éducatives exigent davantage de rigueur, d’innovation et de mobilisation. Loin de décourager, ces défis doivent renforcer notre détermination à faire de l’éducation l’un des piliers les plus solides de la Révolution Progressiste Populaire », a déclaré Jacques Sosthène Dingara.
Parmi les acquis, le ministre Dingara a relevé la réalisation de 250 espaces temporaires d’apprentissage, l’ouverture de 301 nouvelles structures préscolaires et de 724 nouvelles écoles bilingues, ainsi que la certification de 37 500 personnes en éducation non formelle. Il a également cité l’achèvement des travaux de construction et d’équipement des bâtiments pédagogiques de l’École Polytechnique de Ouagadougou et la distribution de 6 160 ordinateurs aux étudiants.
À cela s’ajoutent 6 008 étudiants bénéficiaires de bourses, 108 989 étudiants bénéficiaires d’aides et de prêts, et 8 680 élèves et apprenants du secondaire ayant reçu des subventions. Quatre référentiels de formation de l’EFTP et quinze contenus de formation modulaire qualifiante ont été élaborés, tandis que 170 établissements d’enseignement général ont été transformés en établissements polyvalents. Par ailleurs, 21 601 jeunes ont été sensibilisés aux conduites addictives et deux Centres d’éducation permanente et de développement de la jeunesse ont été réhabilités.
« Ces résultats démontrent que, malgré les difficultés, notre secteur poursuit sa marche vers l’atteinte des objectifs fixés », a soutenu le ministre de l’Enseignement de Base.
Au 30 juin 2026, l’exécution du Plan d’action pour la Stabilisation et le Développement du secteur Éducation et Formation (PASD-EF) n’a connu aucune difficulté majeure. Toutefois, Jacques Sosthène Dingara a signifié que des efforts supplémentaires demeurent nécessaires afin d’améliorer encore son efficacité. Il a annoncé que des mesures seront engagées pour accélérer les procédures administratives, optimiser la planification avec les partenaires, garantir le respect des délais contractuels et renforcer le suivi de l’exécution des activités.

Pour le second semestre de l’année 2026, le ministre a appelé au renforcement du dialogue entre les acteurs, à l’amélioration de la mobilisation des ressources, à la consolidation du dispositif de suivi-évaluation et à l’anticipation des risques susceptibles d’affecter l’exécution du PASD-EF. L’objectif est de consolider les acquis, d’accélérer la réalisation des activités programmées et d’améliorer significativement les performances du secteur.
Pour terminer, Jacques Sosthène Dingara a invité les participants à des échanges ouverts, francs et constructifs, afin que les conclusions et recommandations issues de ces travaux puissent renforcer la cohérence, l’efficacité et l’impact de leurs interventions.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






