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vendredi 30 septembre 2022

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Recrutement « douteux à la CNSS » : Les agents recalés prêts à tout pour être réintégrés

Les 83 agents recalés au test de recrutement organisé en juin 2018 par la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) du Burkina Faso sont encore montés au créneau pour dénoncer « l’injustice sociale » dont ils sont victimes. Ils demandent donc à être réintégrés et disent être « prêts à lutter jusqu’au bout » pour obtenir leur réintégration. Le jeudi 9 mai 2019 à Ouagadougou, ces agents qui pointent un doigt accusateur sur le Comité de la confédération générale des Travailleurs du Burkina (CGTB) de la CNSS, étaient encore faces à la presse pour demander leur réintégration par le Directeur général (DG) de la CNSS, Lassané Sawadogo.

Rappelons que courant le mois de juin 2018, 83 agents avaient été recrutés et engagés le 3 juillet de la même année à la CNSS. La Coordination des comités CGTB de la CNSS avait, à l’époque, dénoncé un recrutement « douteux » parce que des proches du Directeur des ressources humaines (DRH) de la Caisse et des épouses de certains agents seraient sur la listes des admis à la proclamation des résultats le 20 juin 2018. Suite à ces dénonciations, le Directeur général de la CNSS, Lassané Sawadogo avait procédé à l’annulation, le 30 août 2018, des résultats du test.

Une annulation jugée abusive, et d’une « illégalité flagrante », par les agents recalés qui, à travers leurs Conseils, avaient portés l’affaire en justice pour contester la décision. Ainsi, le 5 novembre 2018, le « tribunal administratif, analysant la situation avec beaucoup d’objectivité, et, à l’aune du droit, prononçait la suspension pure et simple de cette décision d’annulation », a rappelé Aboubakari Siri, porte-parole des agents recalés. Il ajoute que suite à cette décision du tribunal administratif, la CNSS, à travers son avocate, avait interjeté appel de cette décision devant le Conseil d’ Etat. Le 19 décembre 2018, le conseil d’Etat, statuant en appel, a confirmé l’ordonnance du 5 novembre 2018 en toutes ses dispositions.

Avec cette décision du Conseil d‘Etat, les conférenciers pensent que « la CNSS se devait de réintégrer les agents en attendant toutes autres décisions judiciaires comme ce fut le cas des agents de la GSP (Garde de sécurité pénitentiaire), de la mairie de Saponé… ». Pour le porte-parole de ces agents, « la conséquence immédiate qu’entraine la suspension, devenue définitive, de la décision du directeur général, Lassané Sawadogo, c’est la réintégration des agents ». Les conférenciers ont donc appelé le DG de la CNSS à s’exécuter et à procéder à leur réintégration.

« Il y a une décision de justice exécutoire qui annule la décision du DG. On doit réintégrer les agents en attendant la suite de l’enquête », a dit M. Siri, notant que le 3 juillet 2018, certains d’entre eux avaient déjà signé leurs prises de service. Il estime qu’après cette prise de service, « une simple décision » du DG ne peut pas mettre fin aux fonctions des agents. Il y a toute une procédure, selon lui. Il pense que le DG de la CNSS, à travers sa décision d’annulation, n’a fait que satisfaire les caprices du Comité CGTB de la CNSS, ce, « en méconnaissance totale des textes en vigueur ».

Les 83 agents recalés, tout en réitérant leur détermination à lutter pour être rétablis dans leurs droits, ont décrié l’injustice sociale dont ils disent être victimes dans l’annulation de ce test. Ils disent regretter le mépris de la Direction générale de la CNSS à l’endroit de la justice du Burkina Faso.

« A l’allure où vont les choses, nous serons obligés de descendre à la CNSS. Nous allons nous battre jusqu’au bout », a fait savoir M. Siri, faisant aussi savoir qu’à cause de ce recrutement, plusieurs personnes qui avaient fait des cessations de service dans leurs anciens emplois se retrouvent aujourd’hui au chômage.

AK.

Minute.bf

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