RD Congo : Des « bandits urbains » exécutés

Une centaine de personnes ont été exécutées en République démocratique du Congo (RDC) la semaine dernière. Ces individus qualifiés de « bandits urbains » ou « Kulunas », condamnés à mort pour des crimes, ont été exécutés à la prison d’Angenga, dans le Nord-ouest de la RDC, selon un communiqué du ministre de la Justice en date du 5 janvier 2025.

La République démocratique du Congo (RDC) renforce sa lutte contre la criminalité urbaine. Parmi les mesures prises, à cet effet, figure l’exécution des individus qualifiés de « Kulunas » ou encore « bandits urbains ». Fin décembre 2024, 45 personnes avaient été exécutées et 57 dans cette première semaine de janvier 2025. Un autre groupe de 70 détenus déférés de Kinshasa attendent également leur sort, selon le ministère de la justice. « Le troisième lot sera exécuté et les deux premiers ont déjà subi la mesure d’exécution », a indiqué le ministre Constant Mutamba.

Selon les sources de l’Associated press (AP), le ministre Constant Mutamba a déclaré que ces exécutions sont en conformité avec la législation en vigueur dans son pays. « Les lois congolaises prévoient la peine de mort et les mécanismes de son exécution. Les bandits urbains kuluna jugés et condamnés à mort par nos tribunaux, ont été transférés dans des prisons de haute sécurité, loin de leur milieu d’arrestation, pour exécution de la peine conformément aux lois congolaises », a-t-il déclaré. Le ministre Mutamba a précisé que les personnes transférées à Angenga étaient âgées de 18 à 35 ans et avaient été impliquées dans des violences urbaines.

Le ministre a saisi l’occasion pour relever que le banditisme urbain a détruit des sociétés et fait tomber des régimes. « Ce phénomène de gangs urbains a conduit au renversement du régime haïtien à cause probablement de l’absence des mesures conséquentes de répression et de dissuasion. Nous allons afficher de la fermeté contre les kuluna qui seront arrêtés et mis à la disposition de la Justice ; car ils sèment morts et désolation dans la société », a-t-il clairement signifié.

En rappel, la peine de mort avait été abolie en 1981 en RDC, avant d’être rétablie en 2006. Depuis lors, elle a été appliquée aux infractions militaires avant de s’étendre plus tard aux civils.

Lire aussi : RDC : Une tentative de coup d’État déjouée

Minute.bf

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1 COMMENTAIRE

  1. Quand on ne peut pas créer une vie,on n’a pas le droit d’ôter la vie d’autrui.Si l’assassinat est avéré volontairement,la peine de mort est légitime car tout le monde s’accroche à la vie.

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