Prévention des inondations : La DGPC teste son dispositif de secours à Ouagadougou

La Direction générale de la Protection civile (DGPC), sous la tutelle du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, a organisé ce samedi 22 août 2026, à Ouagadougou, un exercice de simulation en temps réel du plan d’organisation des secours (ORSEC). L’objectif est de renforcer la capacité des acteurs à répondre efficacement à une catastrophe, notamment en cas d’inondation.

Dans un contexte marqué par des prévisions météorologiques appelant à la vigilance, cet exercice de stimulation vise à tester la coordination des différents acteurs, la rapidité des secours et la prise en charge des populations sinistrées.

Le site d’accueil

L’exercice s’est déroulé principalement sur deux sites. Le premier scénario a simulé une inondation au niveau des barrages n°2 et n°3. Des victimes ont été secourues, prises en charge pour les premiers soins, puis évacuées vers des structures sanitaires ou orientées vers des sites d’accueil.

Le second scénario a porté sur une explosion suivie d’un incendie au sein de l’entreprise RIMBO à Kossodo, faisant plusieurs blessés. Les opérations ont été organisées autour de quatre zones : la zone d’explosion, le point de regroupement des victimes, la zone de décontamination et le poste médical avancé.

Un victime entrain d’être évacué vers un structure sanitaire

Six groupes opérationnels ont été mobilisés dans le cadre du plan ORSEC : secours-sauvetage, santé, entraide-réhabilitation, sécurité et renseignement, transports et travaux, ainsi que les forces armées. L’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a également contribué au dispositif en assurant le suivi des conditions météorologiques et la transmission des informations aux équipes déployées sur le terrain.

Le directeur de la réglementation et de la prévention à la DGPC a expliqué le fonctionnement du plan ORSEC

Selon le directeur de la Réglementation et de la Prévention à la DGPC, le capitaine Jean-Charles Tampanga, environ 700 acteurs ont pris part à l’exercice. Parmi eux figuraient notamment les sapeurs-pompiers, le SAMU, la police nationale, la police municipale, les Eaux et Forêts, la Croix-Rouge, les services de santé ainsi que les Forces armées nationales.

Au terme de la simulation, à l’en croire, le bilan fait état de 167 personnes impactées, dont une victime décédée, six urgences absolues, 60 urgences relatives et 100 impliqués. Les urgences absolues correspondent aux victimes présentant un état grave, tandis que les urgences relatives concernent les blessés légers. Les impliqués sont les personnes directement touchées par le sinistre sans être nécessairement blessées.

Une vue du dispositif sur le site de l’explosion

Sur le volet sanitaire, plusieurs ambulances de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, du SAMU, de la Croix-Rouge et du service de santé des armées ont été mobilisées. Des victimes ont également été évacuées vers des centres hospitaliers pour une prise en charge adaptée.

Le dispositif d’accueil des sinistrés a, pour sa part, permis de prendre en charge 110 personnes avec l’appui de différents acteurs. Après le tri et l’évaluation de leur situation, plusieurs sinistrés ont été relogés dans un site d’accueil à Kossodo.

La zone de l’incendie

Les forces de défense et de sécurité ont également assuré la sécurisation des zones sinistrées afin de protéger les populations, les biens et les équipes engagées dans les opérations de secours.

Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Issa Ouédraogo, représentant le ministre, cet exercice démontre l’importance d’une réponse nationale face aux catastrophes dépassant les capacités d’intervention au niveau régional. Il a félicité les acteurs du plan ORSEC et les a appelé à rester constamment en alerte, rappelant qu’« une catastrophe ne prévient pas ».

Issa Ouédraogo, Directeur de cabinet du ministère de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, a félicité les acteurs du plan ORSEC

Rappelons que le plan ORSEC national a été institué par un arrêté en 2012. Ce n’est toutefois qu’en 2026 qu’un premier exercice de simulation grandeur nature a été organisé à l’échelle nationale, marquant une étape importante dans le renforcement du dispositif de prévention et de gestion des catastrophes.

Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

CSREP 2026 : Kumasi, Lomé et Cotonou au programme de la 2e caravane

Le comité national d'organisation de la deuxième édition de la caravane sous-régionale de l'engagement patriotique et de la...

Ouagadougou : La première édition du Maracana Faso Transport tient toutes ses promesses

La première édition du tournoi Maracana Faso Transport a refermé ses portes dans la soirée du dimanche 4...

Burkina : Les accidents de la circulation en baisse en août et septembre 2026

Le ministère de la sécurité a dressé lundi 05 octobre 2026, le tableau de la situation routière au...

Enseignement supérieur | Adjima Thiombiano aux enseignants : « Aucune absence injustifiée ne sera tolérée »

À l'occasion de la rentrée solennelle de l'année académique 2026-2027, placée sous le thème « De la résilience...