samedi 17 janvier 2026
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Politique/ Enrôlement: L’opposition dénonce des irrégularités


Le Chef de File de l’Opposition politique burkinabè (CFOP) a dénoncé plusieurs goulots d’étranglement dans la reprise de la révision des listes électorales entamée le 8 mai 2020 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). C’était au cours de son hebdomadaire point de presse du mardi 12 mai 2020 à son siège à Ouagadougou.

Tout en saluant la reprise des opérations d’enrôlement, l’oppositique politique burkinabè par la voix du président de l’Autre Burkina PSR, le Dr Alain Zoubga, s’est offusquée contre les multiples problèmes qui entravent la bonne marche de l’opération.

A en croire M. Zoubga, les appareils de la CENI n’ont pas fonctionné comme il le fallait dans les communes de Tougouri et Yalgo dans le Namentenga au point où « depuis le début de l’enrôlement (Ndlr; 8 mai), à peine une dizaine de personnes ont été enrôlées ». Le même problème s’est répété dans le Boulgou dans certains endroit tandis que dans le Koulpelogo, « l’enrôlement a timidement débuté sur certains sites à cause des appareils dont le chargement des batteries était difficile ».

En outre, le président de l’Autre Burkina a déploré que dans le Goulmou, seulement 51 sur les 101 sites d’enrôlement sont ouverts. Dans la même localité, ce dernier a regretté que « sur les 34 villages rattachés à Fada N’Gourma, il y a des points d’enrôlement dans seulement 2 villages ».
Autre souci et non des moindres relevé par l’opposition dans la reprise de l’enrôlement, c’est le traitement des données.

« A Garango, une dizaine de CNIB de personnes souhaitant se faire enrôler affichent des données de personnes résidant à Pouytenga », s’est indigné Alain Zoubga avant de poursuivre que « d’autres CNIB nouvellement établies n’apparaissent pas dans la base de données de l’Office nationale de d’Identification (ONI)».
A tous ces obstacles, l’opposition a ajouté l’insécurité qui perturbe l’enrôlement dans certaines communes rurales et les déplacés qui, faute de CNIB n’arrivent pas à se faire enrôler.

Ainsi, convaincu que « l’élection est la voie pacifique, démocratique et constitutionnelle qui permet de placer des dirigeants compétents et soucieux de l’avenir des populations, à la tête de l’État », l’opposition a invité la CENI a corriger les anomilies constatées tout en invitant les populations à se faire enrôler afin de pouvoir au jour des élections, faire prévaloir leur droit constitutionnel.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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