Depuis quelques semaines, le Burkina Faso fait face à une pénurie de ciment qui perturbe le marché national et entraîne une hausse des prix dans plusieurs points de vente. Dans un reportage diffusé par la télévision nationale le 18 mars 2026, des patrons des cimenteries dénoncent et appellent au respect des prix réglementaires qui demeurent inchangés, selon eux.
Pour le Directeur Général de CIMFASO et CIMASSO, Kassoum Zampaligré, la rupture est principalement liée à un déficit énergétique. En période de forte chaleur, la consommation d’électricité augmente considérablement, limitant ainsi l’énergie disponible pour les unités de production. Cette contrainte impacte directement la capacité de production des cimenteries, déjà sous pression.
Toutefois, a-t-il précisé, les prix du ciment restent inchangés sur le marché national. « Les tarifs réglementés restent inchangés, soit 100 000 FCFA pour le CPJ 35 et 115 000 FCFA pour le CPA 45.» a-t-il affirmé.
De ses dires, les hausses constatées sur le marché seraient dues à des pratiques frauduleuses de certains revendeurs, qui profitent de la rareté du produit pour spéculer.
Selon le Président des cimentiers du Burkina, Jacques Amiong, la demande en ciment a connu une croissance soutenue se fixant à environ 20 % entre 2024 et 2025 et continue de progresser en 2026. Cette dynamique, combinée aux contraintes de production, contribue à accentuer la tension sur le marché.
Face à cette situation, selon les acteurs du secteur, des discussions sont en cours entre les cimentiers et les autorités compétentes, notamment en charge de l’énergie et du commerce, afin de trouver des solutions pour stabiliser l’approvisionnement.
En attendant une amélioration de la production, les autorités appellent les commerçants au respect strict des prix réglementés. Et des contrôles sont en cours pour sanctionner les contrevenants. Les populations sont elles, invitées à signaler toute pratique abusive.
Minute.bf





