Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inauguré, ce lundi 12 octobre 2026, l’école primaire publique Faso Kéoogo, située à Bonheur-Ville, dans l’arrondissement 7 de Ouagadougou. Érigé sur une parcelle de 35 384 m² déclarée d’utilité publique urgente en mai 2024, le complexe est conçu pour répondre au déficit d’établissements publics dans cette zone en pleine expansion.
Réalisé pour un coût global de 1 044 800 000 FCFA, le bâtiment pédagogique R+3 inauguré ce lundi, pourra accueillir à terme 1 000 élèves. Il comprend 16 salles de classe, quatre par niveau, et 10 blocs de toilettes à chaque étage, dont des installations adaptées aux personnes à mobilité réduite. Selon le Premier ministre, le complexe scolaire Faso Kéoogo est un projet pilote qui servira de modèle pour des réalisations similaires dans d’autres localités du Burkina Faso. « Faso Kéoogo de Bonheur-Ville n’est que le point de départ », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Pour lui, cette inauguration entend marquer une nouvelle étape dans la transformation du système éducatif burkinabè. Le chef du gouvernement a rappelé que cette dynamique concerne tous les ordres d’enseignement. « Après l’inauguration des amphithéâtres pour l’enseignement supérieur à Bobo-Dioulasso, mais également à l’IBAM, et les autres chantiers qui sont en cours, c’est pour marteler qu’il n’y a aucun ordre d’enseignement qui sera oublié dans la transformation profonde du système éducatif », a-t-il déclaré.
Pour le Premier ministre, la transformation du système éducatif ne se limite pas à la construction d’infrastructures. Elle doit également contribuer à la formation de citoyens responsables, attachés aux valeurs qui fondent la nation. « Il ne s’agit pas juste d’un milieu pour acquérir des connaissances, mais aussi d’un milieu pour devenir un bon citoyen », a-t-il souligné, citant notamment le patriotisme, la dignité, la fierté et la solidarité.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a également mis en avant les avantages du format R+3, qui permet d’optimiser l’occupation de l’espace tout en offrant des infrastructures plus fonctionnelles. Il a annoncé que cette dynamique se poursuivra en 2026 avec la réalisation de 15 autres complexes scolaires dans 15 provinces du pays. De son côté, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a expliqué que le complexe a été conçu et réalisé dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, sur fonds propres de l’État burkinabè.

Le ministre Dingara a ajouté qu’au-delà de sa vocation pédagogique, le nom « Faso Kéoogo de Bonheur-Ville » porte une signification culturelle. Dans la tradition moaga, le Kéoogo, ou camp d’initiation, évoque un espace de transmission des savoirs, de formation et de préparation à de nouvelles responsabilités. Il rappelle l’importance de l’apprentissage, de la discipline et de l’accompagnement des aînés dans la construction de l’individu.

Cette appellation, selon lui, traduit ainsi l’ambition de faire de l’école un lieu où les enfants acquièrent des connaissances, développent leur personnalité, découvrent leurs capacités et apprennent à contribuer au bien commun. Le ministre de l’Enseignement de base a par ailleurs appelé les enseignants et les élèves à faire bon usage de cet établissement.
À travers cette initiative, inscrite dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, le gouvernement entend pérenniser la construction d’établissements scolaires afin d’offrir une éducation de meilleure qualité.
Sakinatou ZOUNDI
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