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jeudi 29 février 2024

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Ouagadougou : Des élèves et étudiants demandent une Transition « à vie »

Répondant à l’appel du Collectif des jeunes élèves et étudiants du Burkina Faso ce samedi 11 novembre 2023, plusieurs centaines d’élèves et étudiants se sont réunis dans la salle de spectacle du palais de la jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guengané pour un meeting de soutien à la transition. Ces étudiants, mobilisés par centaines, ont affirmé leur soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) engagés sur le théâtre des opérations ainsi qu’à la transition actuelle avec à sa tête le Capitaine Ibrahim Traoré.

Munis des drapeaux du Burkina Faso, du Niger et du Mali et à coups de fanfares, tintamarres, vuvuzelas et sifflets, ces élèves et étudiants ont déclaré ne pas vouloir rester en marge de la « dynamique souverainiste actuelle » engagée par le Capitaine Ibrahim Traoré et son équipe gouvernementale. « Les engagements des autorités de la transition exigent un soutien énorme de la part de toutes les couches de la société. De la question des VDP et FDS à l’APEC. Des réformes de la gouvernance aux différentes ruptures significatives, l’ensemble des efforts pour la reconquête du territoire national que nous observons nous interpelle tous. Faisons bloc derrière cette transition en soutenant avec sincérité, citoyenneté et patriotisme afin que notre chère patrie retrouve la paix », a exhorté Daniel Millogo, porte-parole du Collectif des jeunes élèves et étudiants du Burkina Faso.

Daniel Millogo, porte-parole du Collectif des jeunes élèves et étudiants du Burkina Faso

« Nous profitons rappeler, au regard des défis en cours de résolution, que la prolongation de la transition est souhaitée par les élèves et étudiants jusqu’à la fin de la vie », a insisté Daniel Millogo.

Au cours de ce meeting, les élèves et étudiants se sont dits favorables à un prolongement du mandat de la transition actuelle au regard, disent-ils, des chantiers entrepris actuellement par le Capitaine Ibrahim Traoré dans le cadre de la reconquête du territoire national. « Aujourd’hui au Burkina Faso, les gens s’attardent sur des questions de fauteuils et d’élections oubliant que les élections se font avec des humains. Les élections se déroulent dans un périmètre bien circonscrit qui est le Burkina Faso. Donc il n’y a pas de raison qu’en même temps qu’on parle de reconquête du territoire, qu’on veuille en même temps organiser des élections. Ça se fera sur quel territoire ? Avec qui ? S’il y a élections, on appelle tous les Burkinabè à venir dans les urnes. Il n’est pas question qu’on appelle ceux qui sont dans les zones de paix à venir aux urnes pour laisser ceux qui ne le sont pas. Pour le moment, le premier des droits de tout Burkinabè est d’aller aux urnes. C’est pourquoi nous disons que s’il arrivait que l’agenda de la transition s’épuisait et que le territoire n’est pas reconquis, ce ne sont pas les élections qui doivent être une priorité », a martelé Ghislain Dabiré, président du Collectif.

Une vue de la salle

À ce meeting, élèves et étudiants ont aussi dit prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur des sorties médiatiques de certaines organisations qui d’après eux, tentent d’associer leur image à des activités qui mettent à mal la cohésion sociale. « Nous voudrons rassurer l’opinion qu’il n’en est rien et aucune perfidie de l’identité estudiantine ne saurait prospérer car notre vigilance est notre force. Celui qui voudrait porter atteinte au président devra d’abord marcher sur vous etudiants », a ajouté le président du Collectif.

Les manifestants du jour ont aussi lancé un appel au président de la transition à réformer le système éducatif au Burkina Faso. Selon eux, le système éducatif classique est inspiré du système colonial et n’est pas adapté aux réalités du Burkina Faso.

Ghislain Dabiré, président du Collectif des élèves et étudiants du Burkina Faso

« Nous, représentant des élèves et étudiants du Burkina Faso appelons à la transformation de l’école burkinabè à travers un passage de l’école classique à un système de formation polyvalent. Nous appelons le Président de la transition, le Capitaine Ibrahim à mettre en œuvre de façon diligente cette transformation. Nous demandons à ce qu’on puisse dès la base incorporer un système beaucoup plus mécanique qui va tenir compte des formations professionnelles au niveau supérieur pour permettre aux jeunes d’être employables au niveau supérieur », a déclaré Ghislain Dabiré, président du Collectif des élèves et étudiants du Burkina Faso.

Oumarou KONATE

Minute.bf

9 Commentaires

  1. Des élèves qui demandent une transition à vie?plutôt que de s’occuper de la politique,il leur faut se concentrer sur leur avenir.laissez les enfants bosser.eux mm ils savent que ce qu’ils demandent ne peut se faire.

  2. C’est bien tous ces soutiens, nous le sommes tous d’ailleurs, malheureusement tel que ça se présente, ça ressemble à ce qu’on voyait avec les politiciens. On n’a pas besoin de ces foires pour montrer notre soutien. Le capitaine et son équipe ne sont peut être pas a la base mais ceux qui le font ne rendent pas forcément service a la transition. Ça nous rappelle ceux qui faisaient les stade recto verso

  3. Ces jeunes étudiants et étudiantes devraient revoir ces qu’ils disent aujourd’hui, au Togo dans les années 70 , les togolais se sont couchés sur les rails pourque le train les tue car le feu Gnassingbé Ayadéma a Di qu’il veut quitter le pouvoir, la suite nous le savons tous donc méfiance

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