vendredi 24 avril 2026
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Ministère de la santé : Les agents formés à titre privé demandent leur intégration dans la fonction publique

Les agents de santé formés à titre privé dans les écoles de santé au Burkina Faso ne peuvent plus prendre part aux concours d’intégration de la fonction publique. Pour cause, un nouveau décret ministériel rendu publique le 29 octobre 2021, les disqualifie de cette compétition vers la fonction publique. Ce mardi 23 novembre 2021, ils ont tenu à interpeller le gouvernement sur cette situation autour d’une conférence animée à Ouagadougou.

Des agents de santé formés avec le niveau 3e et terminal qui ont terminé leur cursus de formation et s’apprêtaient à prendre part aux tests d’intégration pour la fonction publique ne pourront plus postuler. Avant le nouveau décret, leurs diplômes reçus en fin de formation ne sont plus valables pour être travailleur de l’Etat.

Si rien n’est fait, selon les conférenciers, environs 25 000 agents de santé aptes à servir seront dans les rues. « On a le profil pour travailler dans les structures de santé mais pourquoi l’Etat ne nous recrute pas. Nous sommes des filles et fils de ce pays, si on ne nous recrute pas on va faire comment ? », s’interroge Mamadou Kabré, membre du présidium.

Dans le nouveau décret en question, ce sont les niveaux BEPC et BAC qui sont recommandés pour les formations en lieu et place du niveau 3e et terminal. Un rehaussement de niveau que les conférenciers du jour comprennent et acceptent mais demandent au gouvernement d’absorber d’abord les agents disponibles qui sont aptes à travailler. « Que l’Etat reconnaisse nos diplômes professionnels délivrés par le ministère de la santé et nous trouve une porte de sortie », a plaidé Mariam Traoré porte-parole des agents de santé formés à titre privé.

Des démarches ont été entreprises pour rencontrer les ministres de la santé et de la fonction publique pour qu’ils se penchent sur leur cas mais, jusque-là, ils n’ont pas eu gain de cause.

Ces agents de santé prévoient même toucher l’Assemblée nationale et les leaders coutumiers et religieux pour qu’ils plaident en leur faveur auprès du gouvernement.

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

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