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mardi 27 septembre 2022

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Marche de l’UAP : Des commerçants divisés sur son bien-fondé

En marge de la marche avortée du 16 septembre 2019 de l’Union d’action populaire (UAP) à Ouagadougou, une équipe de www.minute.bf a recueilli l’opinion et les réactions des commerçants qui bordaient les artères de la capitale burkinabè. Pour le moins que l’on puisse dire, c’est que les réactions sont mitigées.


Tiemtoré Lamine, commerçant à Ouagdougou

Tiemtoré Lamine, commerçant à Ouagdougou, s’exprime : « La situation nationale n’est guère reluisante actuellement. Il y a beaucoup de morts suite aux attaques terroristes. Nous ne comprenons pas pourquoi les gens sont sortis pour marcher. Les revendications sont fondées mais je pense que le moment est mal choisi. Nous devons tous prier afin que le bon Dieu ramène la paix dans le pays. Ensuite, chacun pourra faire ses revendications. Même dans une famille, si chacun expose ses problèmes, tout en demandant une satisfaction immédiate, aucun problème ne sera résolu et personne non plus, ne sera satisfait. Ceux qui marchent, eux ont des salaires, mais nous les commerçants, qu’allons nous faire ? Il y a des fonctionnaires qui font du commerce dans les services mais nous ne sommes jamais sortis pour marcher contre cela. Si on se calme, petit à petit, les problèmes trouveront des solutions».

Kombeogo Salifou, un autre commerçant

Pour Kombeogo Salifou, un autre commerçant, il faut situer les évènements dans un contexte précis. « Je ne dis pas que la marche n’est pas normale, ils ont demandé l’autorisation mais comme les autorités ont refusé, ils devraient respecter la décision de l’autorité. Si eux-mêmes ne respectent pas l’autorité de l’Etat, qui va le faire ? Comme l’autorisation de marcher a été rejetée, ils devaient essayer de comprendre les motifs du refus et voir dans quelle mesure ils pourront renégocier pour se faire accorder une autorisation de marcher. Le refus d’obtempérer à la décision des autorités est une manière de défier le pouvoir en place. Et c’est cela qui est à l’origine de la dégradation de la situation nationale. Les gens ne veulent pas faciliter la tâche aux autorités. Je pense que les gens doivent obéir aux décision des autorités ».

Bamogo Saidou, est aussi commerçant à Ouagadougou

Bamogo Saidou, est aussi commerçant à Ouagadougou. Lui, il est plutôt d’un avis contraire à ses prédécesseurs : « Pour moi, ce qui se passe n’est pas normale. Les gouvernants devraient laisser les gens marcher. C’est par les marches qu’ils sont arrivés au pouvoir. Toutes les marches devraient être autorisées. J’ai appris à la radio par exemple qu’ils réclament le départ des forces étrangères du pays. Si l’on ne cherche pas des solutions au problème, l’on ne va pas en trouver. La marche est normale et nous tous, nous devons y participer parce qu’il s’agit de la vie de la nation. Ceux qui disent qu’il ne faut pas marcher, oublient que ce sont les marches qui ont amené le régime actuel au pouvoir. Les gens doivent marcher quand les intérêts de la nation sont en jeu. Les marcheurs n’ont pas évoqué des questions de salaire, on devrait leur permettre de marcher. Tirer du gaz lacrymogène sur les marcheurs n’est pas normal. Sous le règne de Blaise Compaoré, les gens ont marché en toute tranquillité et c’est dans cela qu’il est parti du pouvoir et les autres sont arrivés. Donc je ne comprends vraiment pas pourquoi on s’est entêté à empêcher cette marche ».

Hamadou Adam’s Ouédraogo/ Franck Kola (stagiaire)

Minute.bf

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