La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a organisé, ce mardi 24 février 2026, à Ouagadougou, un atelier national de vulgarisation des outils et textes réglementaires encadrant la lutte contre la rage humaine transmise par les animaux. Cette rencontre a réuni les principaux acteurs impliqués dans la prévention et la riposte contre la maladie, notamment les services vétérinaires, les autorités administratives.
La rage constitue un danger permanent pour les populations, en particulier les enfants, principaux victimes des morsures d’animaux infectés. Selon Jean-Marie Batiebo, conseiller technique du ministre délégué chargé des ressources animales, les différentes évaluations menées lors des épizooties et des flambées de zoonoses ont mis en lumière des insuffisances notables, en particulier une préparation jugée insuffisante. « Ces faiblesses peuvent contribuer à aggraver l’impact de maladies telles que la rage », a-t-il indiqué.

Pour Jean-Marie Batiebo, c’est à cause de ces insuffisances que cet atelier a été mis à la disposition des acteurs des outils opérationnels et des textes législatifs leur permettant d’agir efficacement sur le terrain, en toute conformité avec les dispositions réglementaires en vigueur.
Il a rappelé que la vaccination des chiens et des chats, principaux vecteurs de transmission de la rage à l’homme, demeure la stratégie la plus efficace de lutte contre la maladie. « Depuis deux ans, le gouvernement a rendu cette vaccination gratuite afin de permettre aux populations de protéger leurs familles, notamment les enfants », a déclaré M. Batiebo.

Le Conseiller technique a par ailleurs exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers, notamment la FAO, pour leur appui constant dans la mise en œuvre de l’approche One Health au Burkina Faso. Il a enfin invité les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin que les outils mis à leur disposition contribuent à renforcer la prévention et à améliorer la riposte contre la rage et les autres zoonoses dans le pays.

Rappelons qu’en 2025, près de 70 000 animaux ont été vaccinés. À ce jour, les données provisoires font état d’environ 140 000 animaux vaccinés.
Sakinatou ZOUNDI(stagiaire)
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