Au Niger, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres le 27 mars 2026, un projet d’ordonnance instituant des organisations territoriales d’autodéfense baptisées « DOMOL LEYDI ».
Selon le compte-rendu du conseil des ministres, ce texte s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de l’ordonnance n° 2025-42 du 26 décembre 2025 relative à la mobilisation générale. Celle-ci définit un ensemble de mesures visant à assurer le passage coordonné de l’état de paix à l’état de guerre, en mobilisant l’ensemble des forces vives de la Nation, notamment les Forces de défense et de sécurité (FDS), les institutions publiques, les structures socio-professionnelles ainsi que les ressources économiques nationales.
Dans cette perspective, les « DOMOL LEYDI » sont conçues comme des unités auxiliaires des FDS, composées de volontaires engagés pour contribuer à la défense de leurs localités. Leur rôle s’articule autour de missions de sensibilisation, de collecte de renseignements et d’autodéfense des terroirs.
Le recrutement de ces unités privilégie les anciens agents des FDS originaires des zones concernées, mais reste également ouvert aux populations locales. Sur le plan organisationnel, ces structures sont placées sous l’autorité hiérarchique et opérationnelle du Commandant de la Commission de mobilisation de la réserve militaire.
L’ordonnance encadre par ailleurs leur fonctionnement administratif, tout en prévoyant leur dotation en armements et équipements, dont la gestion incombe à l’État. Les membres des « DOMOL LEYDI » bénéficieront également d’avantages sociaux et financiers, définis par voie réglementaire.
À travers cette initiative, les autorités nigériennes entendent renforcer l’ancrage territorial du dispositif sécuritaire, en impliquant davantage les populations dans la défense nationale.
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