Des chercheurs burkinabè du Laboratoire de recherche et de développement de médicaments (LADME), en collaboration avec l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, ont présenté, le jeudi 8 octobre 2026, une solution innovante dans la lutte contre le paludisme et la dengue. Il s’agit d’un bio-insecticide larvicide d’origine végétale, élaboré à partir d’une plante locale, Calotropis procera, communément appelée « Poussou pouga » en langue mooré.
Selon les résultats présentés, ce produit, appliqué dans les gîtes larvaires, permettrait d’éliminer entre 80 % et 90 % des larves de moustiques. Cette solution pourrait également contribuer à limiter les phénomènes de résistance observés face aux insecticides chimiques conventionnels. Biodégradable et conçu pour préserver l’écosystème local, ce bio-insecticide constitue une piste prometteuse pour renforcer la lutte contre les moustiques vecteurs du paludisme et de la dengue, deux maladies qui représentent un enjeu majeur de santé publique au Burkina Faso.
Pour rappel, ce projet de recherche financé par le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) et le Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER), a débuté en juin 2022. En 2025, le Burkina Faso a enregistré, selon les chiffres avancés, 7 329 000 cas de paludisme et 1 900 décès liés à cette maladie.
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