Longtemps attendu par les populations de Niangdo, village situé dans la commune de Poa, le barrage de Niangdo est désormais une réalité. L’ouvrage a été officiellement réceptionné le 27 octobre 2026 par le Gouvernement burkinabè, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, représenté par le ministre délégué chargé des Ressources animales, le camarade Dr Amadou DICKO. La ministre déléguée chargée de la Coopération, Stella KABRE/KABORE, a également pris part à la cérémonie.
D’un coût de réalisation de plus de 1,6 milliard de FCFA, le barrage est le fruit d’une coopération entre le Gouvernement burkinabè, le Gouvernement indien et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). D’une capacité de stockage de 580 000 m³, il constitue un levier important pour améliorer l’accès à l’eau des populations de Niangdo et des localités environnantes, tout en favorisant le développement des activités agropastorales et halieutiques.
Au-delà de la retenue d’eau, des aménagements complémentaires renforcent le potentiel productif de l’infrastructure. Un périmètre irrigué de 6 hectares, déjà exploité au cours de la campagne agricole 2025-2026, a été aménagé. Il comprend également 12 puits maraîchers et 24 bornes d’arrosage, offrant aux producteurs des conditions favorables à la pratique du maraîchage et à la diversification des productions.
Les retombées du projet s’étendent aussi au secteur éducatif. Une école primaire située à proximité du barrage a bénéficié d’une adduction d’eau potable, d’un dispositif d’éclairage solaire, de robinets, de bassins piscicoles, d’une cuisine scolaire équipée et de blocs de latrines. Ces équipements contribuent à améliorer les conditions d’apprentissage, d’hygiène et de bien-être des élèves.
Se réjouissant de la réalisation de cet ouvrage structurant, le camarade Dr Amadou DICKO a invité les populations bénéficiaires à s’impliquer activement dans sa préservation. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’assurer un entretien régulier du barrage afin de prévenir son ensablement et de garantir sa durabilité.
À travers cette réalisation, la mobilisation de l’eau se confirme comme un levier essentiel de souveraineté alimentaire, de développement local et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛







