Influence Médias étrangers en Afrique: Abdoulaye Barry appelle à « la création de grands médias africains »

De nos jours, les médias internationaux qui interviennent sur le continent africain semblent avoir plus d’influence et d’impact sur la vie des peuples africains plus que les médias nationaux. Comment sortir de cette emprise des médias internationaux ? Pour le journaliste et analyste politique Abdoulaye Barry, l’Afrique doit tout simplement prendre ses responsabilités. Il a opiné sur la question au cours d’un panel initié par la société burkinabè de Géopolitique tenu ce 30 avril 2022 avec pour thème « Médias et construction de l’opinion publique : un enjeu géologique pour les pays africains ». 

De l’avis du panéliste, Abdoulaye Barry, il appartient aux Africains de prendre leur responsabilité et mettre en place des médias  » puissants » qui vont faire la promotion de l’Afrique.

« J’ai appelé à une responsabilisation des africains parce que, lorsque nous regardons l’omniprésence des médias internationaux sur le continent et leur impact sur l’opinion publique africaine et voir même au-delà, il est indispensable aujourd’hui que l’on ne reste plus bras croisés dans une posture de dénonciation. Il faut arrêter la déresponsabilisation, il faut aller vers la création de grands médias africains qui parlent de l’Afrique au monde entier. C’est-à-dire qu’il faut constituer de vrais médias. L’importance est que l’Afrique ait sa chaine de télévision à la dimension de CNN Afrique, à la dimension de France 24, etc.», a préconisé Abdoulaye Barry.

Il part plus loin en indiquant que si l’Afrique arrive à mettre en place ces types de médias, elle pourra également partir à la conquête d’autres horizons comme les Occidentaux viennent faire en Afrique.

Pour Abdoulay Barry, « l’important est que l’Afrique ait des médias qui soient là pour véhiculer la culture de l’Afrique , la vision de l’Afrique et aller à la conquête d’autres horizons pour qu’on ne reste pas là 60 ans après à venir se faire envahir par les médias étrangers qui nous imposent la vision des puissances occidentales ».

Il termine en s’indignant du fait que jusqu’à présent, des institutions africaines comme la CEDEAO, l’Union africaine ou encore l’UEMOA ne disposent toujours pas de médias à leur propre nom.

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

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