L’Iran a annoncé, ce lundi, la cessation de ses frappes contre Israël, après une nouvelle flambée de tensions marquée par des échanges directs de missiles entre les deux pays. Il s’agit de la première reprise des hostilités depuis l’entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu du 8 avril dernier.
Dans un communiqué, le commandement des forces armées iraniennes a indiqué avoir mené ce qu’il qualifie de « sévère riposte » à la suite du bombardement israélien de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, mouvement allié de Téhéran. Les autorités militaires iraniennes estiment ainsi avoir répondu à l’attaque et annoncent, en conséquence, la fin de leur opération.
Toutefois, Téhéran prévient qu’il se réserve le droit de réagir avec davantage de fermeté en cas de nouvelles frappes israéliennes sur le territoire libanais.
Dans la foulée, le président iranien a affirmé que son pays demeurait disposé à poursuivre les négociations malgré les récents affrontements.
Cette nouvelle escalade intervient après plus de cent jours de conflit et alors qu’un cessez-le-feu précaire était en vigueur depuis le 8 avril. Ces dernières heures, des explosions et des alertes ont de nouveau été signalées à Téhéran et à Tel-Aviv, sans faire de victimes à ce stade.
Selon un responsable militaire israélien, l’Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël depuis dimanche soir. Ces frappes ont été présentées comme une réponse à une attaque israélienne menée contre la banlieue sud de Beyrouth, qui a fait deux morts et une vingtaine de blessés.
Pour Israël, ces tirs constituent une nouvelle démonstration de la volonté iranienne d’étendre le conflit régional. De son côté, la République islamique considère les fronts israélien et libanais comme étroitement liés.
Face à cette montée des tensions, le président américain a appelé les deux parties à mettre fin immédiatement aux hostilités. Sur son réseau social Truth Social, il a exhorté Israël et l’Iran à cesser leurs tirs, alors que Washington cherche une issue à un conflit de plus en plus impopulaire aux États-Unis à l’approche des élections de mi-mandat.
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