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dimanche 25 septembre 2022

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Gestion des réfugiés : « Il n’y a pas de détournement de fonds », (SP/ Commission pour les refugiés)


En conférence de presse le jeudi 20 juin 2019 en marge de la commémoration de la Journée mondiale du réfugié, l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) en collaboration avec la Commission nationale pour les réfugiés, réagissait aux « accusations de détournements de fonds » soulevées par les réfugiés dans leur « grève pacifique ». Pour William Imah Flavien Nezien, Secrétaire permanent (SP) de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF), « il n’y a pas de détournement de fonds à quel que niveau que ce soit ».


Le mardi 18 juin dernier, les réfugiés urbains manifestaient devant le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) pour, disent-ils, dénoncer la mauvaise gestion des fonds qui leur sont alloués chaque année. Ils souhaitaient une gestion rationnelle de ces fonds et demandaient leur réinstallation dans un pays tiers si le Burkina Faso n’arrive pas à leur prendre tous en charge.


Ainsi, réagissant aux « accusations des réfugiés », William Imah Flavien Nezien, SP CONAREF, indiquant que les fonds alloués sont destinés à la réinstallation des réfugiés venant d’Afrique au Burkina Faso, désignant le Burkina Faso à l’instar du Bénin comme un pays de réinstallation, a assuré qu’ « il n’y a pas de détournement de fonds à quel que niveau que ce soit, concernant le Burkina Faso et la commission nationale pour les réfugiés ».

Le SP/Conaref et la représentante de l’UNHCR au Burkina


Le Ministère des affaires étrangères à travers la CONAREF, a poursuivi M. Nezien, fonctionne sur un budget de l’Etat. La commission nationale pour les réfugiés, structure rattachée au ministère des affaires étrangères, fonctionne également sur la base du budget de l’Etat. Cette structure bénéficie de l’accompagnement du HCR dans une approche psychique, notamment dans son rôle de la détermination du statut des réfugiés, de veille pour l’application des textes (les conventions internationales et régionales), dans leur rôle de promotion des droits des réfugiés. Cet accompagnement n’est pas directement lié aux réfugiés, à en croire M. Nezien. C’est plutôt un accompagnement dans la prise en charge et la promotion des droits humains des réfugiés qui vivent au Burkina Faso.


Cependant, il est donc de la responsabilité du gouvernement burkinabè de protéger les réfugiés et de contribuer, avec l’accompagnement de ses partenaires, à l’intégration des réfugiés dans la société. « Les réfugiés ont les mêmes droits que tout citoyen vivant au Burkina Faso », a dit M. Niezen.

Privilégier le dialogue

Suite aux manifestations des réfugiés mardi dernier (une grève illimitée), « le gouvernement a souhaité qu’il y ait le dialogue », notamment sur la question de la réinstallation, « d’autant plus que cette réinstallation dépend de plusieurs facteurs, notamment, des critères du pays de réinstallation », a confié le SP CONAREF.

En rappel, le Burkina Faso accueille sur son territoire, depuis bientôt 3 décennies, des réfugiés et demandeurs d’asile en provenance de différents pays, particulièrement d’Afrique. Ces réfugiés, explique William Imah Flavien Nezien, ont fui la persécution, les dénis de droits humains, les crises humanitaires d’origines diverses pour se retrouver au Burkina Faso. La gestion des réfugiés aujourd’hui, a-t-il déploré, demeure une problématique à résoudre face à la raréfaction des ressources financières, l’austérité des politiques migratoires, la lutte contre le terrorisme et les défis sécuritaires, et les conséquences des changements climatiques.

Plus de 26 000 réfugiés au Burkina Faso


Le monde entier commémore aujourd’hui la dix-neuvième journée mondiale du réfugié. Selon le rapport statistique annuel Global Tends (Tendances mondiales), l’on comptait près de 71 millions de « personnes déracinées dans le monde à la fin 2018. Chaque année il y a à peu près 37 000 personnes qui se déplacent à cause de la violence ».
« Au Burkina Faso, à la date du 30 avril 2019, près de 26 000 personnes majoritairement maliennes (25 171) bénéficient de l’asile, de l’assistance et de la protection que l’Etat burkinabè et le HCR ne cessent de leur garantir », a confié Ioli Kimyaci, représentante de l’UNHCR. A l’en croire, le pays continue d’enregistrer, au regard de la crise qui perdure, de nouveaux arrivants qui fuient suite aux violences intercommunautaires. Elle a ainsi exprimé ses remerciements au gouvernement et au peuple du Burkina Faso de cette « hospitalité légendaire » qu’ils accordent aux personnes déplacées.


Armand Kinda
Minute.bf

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