Une semaine après les événements du 17 octobre, la France connaît ce samedi 24 octobre 2026 une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère. À la suite des violences et des pillages enregistrés lors des précédentes manifestations, les autorités ont renforcé le dispositif sécuritaire afin de prévenir de nouveaux débordements.
Dans cette dynamique, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire national. Une attention particulière est accordée à la ville d’Orléans, où doit se tenir un congrès du Rassemblement national (RN) dans un contexte de fortes tensions.
Par ailleurs, plusieurs manifestations ont été interdites dans des villes comme Paris, Bordeaux et Rennes. Ces mesures visent à prévenir de nouveaux actes de vandalisme et de pillage, ainsi que d’éventuels affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.
Selon un bilan provisoire du ministère de l’Intérieur, 135 personnes ont été interpellées et 136 actions sur la voie publique ont été recensées. Au total, 35 000 personnes ont été dénombrées dans l’espace public dans le cadre de cette journée de mobilisation.
Alors que les mobilisations se poursuivent ce samedi, les Gilets jaunes appellent déjà à une nouvelle journée de protestation, prévue le 31 octobre 2026, pour « la défense des libertés publiques ». Des rassemblements et des sit-in sont annoncés devant l’Assemblée nationale et les mairies afin de dénoncer ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire » du gouvernement.
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