Etats-Unis : Après l’OMS et l’USAID, Donald Trump poursuit son offensive contre les agences de l’ONU

Le mardi 4 février 2025, le Président américain, Donald Trump a signé un décret, mettant fin au financement des États-Unis à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’Unrwa. Dans la foulée, il a également lancé un audit de la participation de son pays à l’Unesco et au Conseil des droits de l’homme.

Parmi les premiers décrets qu’il a signés à sa prise de fonction, le retrait des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il a ensuite enchaîné avec l’arrêt de l’aide internationale américaine USAID.

Maintenant, il vient de signer un décret mettant fin au financement américain de l’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens et un autre marquant le retrait de son pays du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Donald Trump, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est allé plus loin en lançant un « examen de toutes les institutions internationales » dont les « États-Unis sont membres et à qui elles fournissent un financement ». Concrètement, l’audit va concerner toutes les agences onusiennes.

A ce propos, il faut signaler que les Etats-Unis, premier bras financier des organisations onusiennes ont constitué à eux seuls 47% de l’aide humanitaire globale de l’ONU en 2024.

Même si l’impact de ces décisions de Trump semble mesuré puisque son prédécesseur, Joe Biden, avait déjà mis en arrêt la participation américaine à l’Unrwa et sachant aussi que les Etats-Unis ne faisaient plus partie des 47 États-membres de l’instance basée à Genève, il faut craindre les conséquences de son offensive ailleurs. En effet, le financement américain semble plus vital aux fonctionnements des agences qui œuvrent pour les opérations de maintien de la paix et les différentes agences humanitaires. Il s’agit notamment du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HUCR) ou encore du Programme alimentaire mondial (PAM). Et pour cela, Trump peut compter sur Elise Stefanik, la candidate désignée par le président américain pour le poste d’ambassadrice à l’ONU. « L’argent de nos impôts ne devrait pas servir à soutenir des entités qui vont à l’encontre des intérêts américains, sont antisémites ou se livrent à la fraude, à la corruption ou au terrorisme », avait-elle postulé lors de son audience au Sénat américain le 21 janvier.

Lire aussi ➡️ Guerre Israël-Palestine : Donald Trump veut prendre le contrôle de la Bande de Gaza

Minute.bf

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