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vendredi 30 septembre 2022

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Entreprenariat des jeunes : « Nous devrons quitter dans le clanisme… », Moumouni Dialla

Le Conseil national de la Jeunesse (CNJ) du Burkina Faso a rencontré la presse le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou pour évoquer le point de vue de la jeunesse sur la situation qui prévaut actuellement à leur ministère de tutelle. Les conférenciers ont salué les efforts entrepris par le gouvernement en faveur de la jeunesse et ont souhaité que des moyens soient mis à la disposition des jeunes pour l’entreprenariat.

Le président du CNJ-BF a demandé à la jeunesse à rester unie et solidaire

Les jeunes d’aujourd’hui sont les leaders de demain, selon Moumouni Dialla, président du CNJ-BF qui a souhaité que le gouvernement soit encore plus regardant sur les questions des jeunes. En effet, le CNJ-BF dit avoir formulé des politiques appropriées afin de résoudre substantiellement la question de chômage des jeunes notamment dans la partie Nord, Sahel et l’Est du pays, ce qui pourrait, selon M. Dialla, « réduire la ruée vers les centres d’entrainement terroristes ». Si la jeunesse est la plus ciblée dans les enrôlements terroristes c’est parce qu’elle est vulnérable et croupit dans un chômage accru.

Pour lutter contre ce fait, le CNJ-BF dit avoir exposé la situation « précaire » de la jeunesse au  ministre Salifo Tiemtoré, actuel ministre de la jeunesse et de l’emploi. Des recommandations ont été aussi formulées pour que des mesures fortes soient prises pour l’amélioration des conditions de vie de la jeunesse. Ainsi, le CNJ-BF a-t-il souhaité qu’un accent particulier soit mis sur l’entreprenariat des jeunes et que le gouvernement, en particulier le Ministère de la jeunesse, travaille à la représentativité de la jeunesse dans les différents conseils d’administration de l’Etat, à l’accompagnement des jeunes dans leurs initiatives en leur facilitant l’accès au financement, à la création d’une direction générale qui s’occupera spécifiquement de l’entreprenariat des jeunes, à la création d’un cadre de concertation trimestrielle entre le ministre, ses structures techniques et les jeunes, et au renforcement institutionnel des jeunes.

Le président du CNJ-BF, pour qui la jeunesse doit être au cœur de toutes stratégies et politiques publiques, a souhaité que chacun transcende ses intérêts pour « accompagner cette jeunesse qui souffre et qui mérite plus que cela ». Moumouni Dialla a rappelé que le ministère de la jeunesse est d’abord pour les jeunes et que chacun doit travailler pour l’amélioration des conditions de vie de la jeunesse. Le CNJ-BF demande aussi à l’Etat de mettre les moyens qu’il faut pour le fonctionnement des structures en charge des questions de jeunesse.

Moumouni Dialla a, en tant que guide de cette jeunesse, invité les jeunes à rester unis et solidaires pour « construire le développement ». Il rappelle que « le problème d’un jeune, c’est le problème de tous les jeunes », invitant la jeunesse à se démarquer de la « mauvaise politique, la politique politicienne » et à  prendre son avenir en main. « Nous devrons quitter dans le clanisme, les bagarres qui n’ont rien à voir avec notre avenir, analyser les situations avec objectivité et réagir avec promptitude et efficacité », a-t-il souligné.

Armand Kinda

Minute.bf

 

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