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dimanche 19 mai 2024

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Enseignement technique : L’ISGE-BF sensibilise les jeunes aux métiers de l’ingénieur

24 heures durant, l’Institut supérieur du Génie électrique du Burkina Faso (ISGE-BF ISGE-BF) a célébré l’ingénieur. C’était autour de l’édition 2024 de son initiative 24 heures de l’ingénieur, une journée où l’institut ouvre ses portes à tous les élèves et particuliers qui s’intéressent à l’ingénierie. Présentation du cycle de l’ingénieur à l’ISGE-BF, panels, retour d’expérience ont marqué cette journée du samedi 27 avril 2024 à l’ISGE-BF avec en apothéose, une visite guidée des laboratoires de l’institut.

Les 24 heures de l’ingénieur, c’est une initiative de l’ISGE-BF qui vise à « sensibiliser les jeunes aux métiers d’ingénieur et surtout valoriser les métiers de l’ingénieur » qui, a insisté le Directeur général (DG) de l’institut de l’institut, Innocent Compaoré, sont « très importants pour le développement d’un pays ». Mais c’est qui un ingénieur et en quoi consiste son métier ?

Alexis Nagalo entretenant le public sur les métiers de l’ingénieur

Pour répondre à cette question, c’est Alexis Nagalo, responsable pédagogique du cycle ingénieur à l’ISGE-BF a entretenu le public composés d’étudiants venus de divers instituts techniques et d’élèves de lycées techniques. « Un ingénieur, c’est quelqu’un qui a suivi une formation de niveau bac +5, qui sait résoudre des questions techniques, industrielles en utilisant ses compétences, son expérience et en ajoutant tout ce qui est facteurs humains (solution qui ne détruit pas l’humanité), économiques (rentable économiquement) et environnementaux (qui ne détruit pas l’environnement », a résumé M. Nagalo. « Un ingénieur, poursuit-il, conçoit et développe de nouveaux produits, planifie et organise leur production, vend ses produits, conduit des missions de conseil, d’expertise, organise, gère et anime les équipes ». Toute chose qui l’amène à dire qu’un ingénieur doit être un bon manager. Pour ce faire, il a conseiller aux apprenants de développer certaines qualités, notamment d’avoir « un esprit scientifique, être curieux, créatif et rigoureux, être capable de travailler en équipe et sous pression, avoir un bon comportement… »

La bonne nouvelle, « un ingénieur au chômage, n’en est pas un », a lancé le DG de l’ISGE-BF avant que M. Nagalo n’insiste en assurant que « dans tous les secteurs d’activités, on a besoin d’ingénieurs ».

De gauche à droite Pascal Kéré (Modérateur), Narcisse Sawadogo et Aubin Doanio (panelistes)

Pour mieux faire comprendre cela aux élèves, étudiants et parents d’élèves présents aux 24 heures de l’ingénieur, l’ISGE-BF a invité des praticiens du domaine pour un partage d’expérience. Deux grands panels ont été animés à cet effet. Le premier panel sur les « Besoins de qualification des ressources humaines dans les entreprises des secteurs de l’énergie électrique au Burkina Faso » a été animé par Narcisse Sawadogo, ex-travailleur de la Société nationale d’Electricité du Burkina Faso (SONABEL) et maintenant gérant d’une grande entreprise toujours dans le domaine électrique ; et Aubin Doanio, Directeur général d’une entreprise dans le secteur électrique.

Tous deux ont invité ceux qui veulent embrasser la carrière d’ingénieur à bien se former, à apprendre et à ne pas tout de suite voir l’argent. « Quand vous choisissez le métier d’ingénieur, il faut dès les premiers moments commencer à apprendre le métier : aller en stage dans les entreprises et apprendre le travail », a conseiller M. Doanio. Pour lui, les étudiants doivent savoir allier théorie et pratique, qui, estime-t-il, sont complémentaires. Il a invité les élèves à l’autocritique pour faire le point sur leur niveau, leurs compétences pour améliorer là où ils sentent le besoin.

Une vue des participants aux 24 heures de l’ingénieur

Après ces deux premiers panelistes, Alexandre Sanon, Thierry Yaméogo et Emmanuel Saba ont entretenu le public sur les « Besoins de qualification de ressources humaines dans les entreprises des secteurs du numérique au Burkina Faso ». Là encore, les panelistes ont insisté sur la nécessité de bien se former pour être compétent et performant sur le terrain. Et en cela, l’ISGE-BF s’offre comme une solution, eu égard à la qualité de sa formation et du niveau de ses laboratoires.

A en croire le DG de l’ISGE-BF, en moyenne, ce sont 50 ingénieurs spécialisés dans le génie électrique (génie des systèmes électriques), dans le numérique aussi (génie des systèmes numériques) que son institut met sur le marché par an.

Innocent Compaoré, DG de l’ISGE-BF expliquant les avantages qu’offre son institut en ingénierie

« Les questions énergétiques aujourd’hui sont plus que d’actualité. On a besoin de compétences pour pouvoir gérer le système électrique, les réseaux électriques, tous les systèmes de production d’énergie et optimiser la consommation de cette énergie. Le numérique, actuellement c’est l’ère de la transition, de la transformation digitale et au Burkina Faso, on ne peut pas rester en marge. Il faut des compétences dans le domaine du numérique, de l’intelligence artificielle, des réseaux, des big data… C’est important qu’on puisse avoir des compétences pour gérer tout cela », a-t-il soutenu avant de louer comme qualité de son institut, la formation et les équipements. « Au niveau de l’ISGE-BF, nous disposons d’un éco-système intéressant qui permet de bien former les jeunes dans les standards internationaux. c’est ce qui fait que ça attire les jeunes », a avancé Innoncent Compaoré qui a également rappelé que l’ISGE-BF est un « modèle original d’école d’ingénieurs, de techniciens endossée à des entreprises qui sont les futurs employeurs de ces jeunes ».

C’est sûrement pour cela que Innoncent Compaoré a rassuré : « au bout de 6 mois (après leur formation, ndlr), nos ingénieurs, soit ils sont employés dans des entreprises ou ils créent leur propre entreprise où ils emploient d’autres personnes ».

Annick Idogo saluant l’initiative des 24 heures de l’ingénieur

Tout cela continue de convaincre les élèves à envisager leur formation à l’ISGE-BF. C’est du reste ce qu’a laissé entendre Annick Idogo, étudiante en licence en réseau et télécommunications et informatique venue suivre les 24 heures de l’ingénieur.

« J’ai appris qu’il faut aller petit à petit pour réussir, de ne pas se presser et de nous mettre au sérieux pour suivre notre formation », a-t-elle d’abord salué, parlant de l’initiative des 24 heures de l’ingénieur. Ensuite, elle a confié : « en venant j’avais espoir de voir comment l’institut fonctionnait puisque j’en ai entendu parlé. J’ai vu que le cursus de formation est bien fourni, ils sont vraiment équipés pour former les futurs ingénieurs. Si j’ai la possibilité, je viendrai ici suivre une formation, à défaut, je vais en parler autour de moi ».

Kiswendsida Raïnatou Kafando juge l’initiative des 24 heures de l’ingénieur « bien pensée »

Kiswendsida Raïnatou Kafando (élève technicienne supérieure en réseau informatique et télécommunications) et Allan Dreyfus Trésor Siri (étudiant en cycle d’ingénieur de Travaux), tous deux étudiants à l’ISGE-BF ont salué l’idée des 24 heures de l’ingénieur. « Je trouve que c’est une initiative bien pensée car elle est nécessaire pour nous en tant qu’étudiant voulant entamer un cycle ingénieur d’avoir des orientations et c’est ce que cette journée nous offre », s’est satisfaite Kiswendsida Raïnatou Kafando. Celle-là qui envisage créer sa propre entreprise dit notamment avoir appris des panelistes qu’il lui faut d’abord passer par « employé pour avoir un maximum d’acquis, de compétences afin de pouvoir asseoir [son] entreprise ».

Même ambition affichée par Allan Dreyfus Trésor Siri, lui qui dit déjà avoir son entreprise en tête. « Entendre les parcours des panelistes me donne la motivation pour entreprendre. C’est vrai que nous avons la possibilité de travailler en entreprise mais en entreprenant, nous avons plus de chances d’atteindre un certain niveau dans notre vie. Moi mon but c’est entreprendre et créer une entreprise que j’ai déjà en tête, pouvoir me démarquer des autres par les autres et l’expertise que je vais apporter », a-t-il laissé entendre.

En attendant, l’ISGE-BF a, à l’occasion, ouvert ses portes aux élèves, étudiants et parents d’élèves qui ont fait le déplacement pour participer aux 24 heures de l’ingénieur.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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