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vendredi 30 septembre 2022

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Éducation au Burkina : La coordination syndicale explique ses acquis

La coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) était face à la presse le 15 juin 2019 à la bourse du travail, à Ouagadougou. Il était question pour les premiers responsables de la coordination de faire le point des engagements pris par l’État au profit des travailleurs de l’éducation.

Animée par cinq centrales syndicales de l’éducation au nom de toute la coordination, la rencontre avec les medias a été l’occasion pour la CNSE d’expliquer les acquis de sa lutte. Mais, d’emblée, ont-ils précisé que cette conférence n’avait aucunement l’objectif de répondre à ceux qui tire à boulet rouge sur la coordination.

En effet, la coordination dit noter par rapport à la suspension de son mot d’ordre de grève que: « si l’opinion a salué cette décision qui venait rompre l’angoisse des élèves, des parents d’élèves, quant à l’issue de l’année scolaire en cours et cela à la veille des examens scolaires, elle a fait l’objet de supputations de la part de certains collègues ».

La coordination a ainsi donné les motivations qui lui ont permis de trouver un compromis avec le gouvernement dans la dynamique de la résolution de la crise qui secouait le monde de l’éducation depuis quelque deux ans. Le coordonnateur national de la CNSE, Bonaventure Belem, est revenu sur les éléments qui ont motivé les décisions prises par la coordination dans la résolution de la crise. « Deux orientations principales ont guidé les représentants de la coordination tout au long des discussions. Il s’agit d’une part de disposer d’éléments à même de permettre une amélioration des conditions de vie des personnels et d’autre part, de bases pouvant contribuer à l’amélioration du système éducatif », a-t-il fait savoir.

Les acquis de la discussion avec le gouvernement

Bonaventure Belem a fait savoir qu’au terme des travaux, il y a eu la proposition du statut valorisant. Du statut valorisant, dit-il, il est à retenir les avancées telles que le relèvement du niveau de recrutement pour l’ensemble des emplois retenus ; la création d’environ dix (10) nouveaux emplois, auxquels il faut ajouter deux autres créés en optionnel pour prendre en charge les centres d’éducation de base non formelle (CEBNF); la suppression de certains emplois en vue de raccourcir la durée du parcours dans la carrière ; le règlement de la situation de personnels bloqués dans leur carrière ou sans statut ; l’élargissement d’opportunités d’évolution dans la carrière par la consécration officielle de passerelles et la création de nouveaux emplois ; l’aménagement de dispositions particulières pour certaines catégories et enfin l’octroi d’une bonification d’un échelon à certains travailleurs.

Par rapport à ces points, la coordination en ces termes a tenu à éclaircir la lanterne de l’opinion : « Nous rappelons que la CNSE a indiqué clairement dans un procès-verbal signé avec le gouvernement le 03 juin 2019 qu’il n’y a pas d’accord sur la nomenclature telle qu’elle se présente dans le projet de statut. Cette précaution lui donne la latitude de revenir sur cette question ou à chacune des organisations membres de le faire individuellement en temps opportun ».

La coordination poursuit en rappelant également que, « la CNSE n’a jamais dit que l’adoption de ce statut réglait tous les problèmes dans l’éducation et la recherche ».
Aussi, la coordination a-t-elle indiqué que dans le contexte actuel, les niveaux atteints constituent des « acquis notables ». Aussi, consciente que ce statut ne résout pas la totalité des problèmes de l’éducation, la coordination a par ailleurs salué l’intelligence qui a conduit les responsables syndicaux à créer un cadre unitaire de lutte, qui est une première dans le pays réunissant autant d’organisations aux lignes et visions différentes.

Adam’s Ouédraogo
Minute.bf

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