samedi 21 février 2026
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Droits des terroristes: « La question des droits humains ne saurait être évoquée », Simon Compaoré

Minute.bf se propose de publier un extrait de l’interview que Simon Compaoré, president par interim du parti au pouvoir, MPP, a accordé au quotidien d’Etat Sidwaya. Lisez sa réaction à propos des reactions des acteurs des droits humains sur les droits des terroristes

S. : A la suite du coup de gueule du président de l’Assemblée nationale à la cérémonie d’inauguration de la foire du 11-Décembre 2018 à Manga, certains ont cru déceler un malaise au sein du parti. Cette analyse est-elle exagérée ?

S. C. : Un proverbe moaga dit ceci : « seul le bossu sait où mettre sa bosse ». Quelques jours après ce qui s’est passé à Manga, nous nous sommes retrouvés si bien qu’aujourd’hui la page de cette incompréhension est tournée. Mais que des gens veulent inventer le spectre d’une crise quelconque, ils peuvent s’adonner à cœur joie.

S. : Comment voyez-vous le parallèle entre terrorisme et droits humains ?

S. C. : Ce qui me chagrine, c’est que lorsqu’on tue nos Forces de défense et de sécurité (FDS), personne ne parle et quand il s’agit d’assaillants neutralisés, des voix s’élèvent toujours parlant de droits de l’homme. A partir du moment où des individus se sont spécialisés dans les assassinats, la question des droits humains ne saurait être évoquée en pareille circonstance. Il faudrait ajouter à cela l’argument de la légitime défense, car les FDS, lorsqu’elles sont sur le terrain, ont leurs vies menacées par ces terroristes. Ils ont donc le droit de se défendre par tous les moyens. L’existence de prisons pour terroristes est la preuve que le gouvernement burkinabé est bien soucieux du respect des droits humains.

S. : Le drame de Yirgou a été affligeant pour les Burkinabè. Quelles leçons en tirez-vous ?

S. C. : Je suis très choqué par le drame de Yirgou. Depuis longtemps, les différentes ethnies de notre pays ont toujours vécu en harmonie et cette cohabitation ne relève pas d’une génération spontanée. Ceux qui ont décidé librement de couper ce cordon doivent être punis à la hauteur de la gravité de leurs actes, afin d’éviter que de tels évènements ne se reproduisent. En dépit de nos divergences politiques, religieuses, culturelles et sociales nous appartenons tous à un même pays et nous devons lutter main dans la main pour sauvegarder ce patrimoine commun qu’est le Burkina Faso.

Source: Sidwaya

Minute.bf

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