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mercredi 28 février 2024

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Démographie et statistiques : L’INSD forme des journalistes à l’utilisation de l’open data

Sous l’égide de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), une vingtaine de journalistes ont été formés à la culture statistique dans les productions journalistiques. Tenue du 21 au 25 août 2023 à Koudougou, dans la région du Centre-Ouest, cette formation avait pour objectif de rapprocher l’INSD des Hommes de médias et leur montrer où trouver les données statistiques officielles.

Au cours de cette formation, les Hommes des médias se sont imprégnés de certaines terminologies statistiques. Sur ce point, il faut préciser que les experts de l’INSD distinguent deux types de statistiques. Les statistiques officielles et les statistiques opérationnelles. Des explications fournies par le démographe Théophile Tapsoba, les statistiques sont dites officielles lorsqu’elles sont collectées, traitées et diffusées par les organismes gouvernementaux comme les ministères et les départements. L’information brute collectée suit un processus minutieux, rigoureux et des principes statistiques indispensables pour ensuite être mise à la disposition du public.

Quant aux statistiques opérationnelles, précise le démographe Théophile Tapsoba, il s’agit des statistiques produites par des organismes indépendants et acteurs humanitaires. Ces données indépendantes sont appelées statistiques opérationnelles.

Théophile Tapsoba, expliquant aux journalistes les différentes caractéristiques socioculturelles

Du reste, dans la production des données statistiques, tous les statisticiens « prêtent serment ». Cela est fait pour, disent-ils, ne pas trahir « la confidentialité et respecter de diffuser les données telles qu’elles sont ». D’ailleurs, l’un des principes fondamentaux dans le processus de production des statistiques est « la confidentialité des informations collectées auprès des personnes physiques ou morales », insiste M. Tapsoba.

« Les données fournies par les personnes ne doivent pas être utilisées en dehors des fins statistiques », a-t-il indiqué. Cela sous-entend, appuit-il, qu’aucune personne, même pas ceux de la sécurité, n’ont accès aux informations individuelles collectées dans le cadre des enquêtes statistiques du l’INSD.

Invite à la culture de l’utilisation des statistiques officielles

Selon Abdou Nombré, statisticien à l’INSD, l’autre objectif visé par la formation est de permettre à l’ensemble des Burkinabè de se familiariser avec les statistiques en les utilisant dans leur activité quotidienne.

Abdou Nombré, statisticien à l’INSD

« Cela veut dire que l’INSD produit beaucoup d’informations mais on a constaté que ces informations ne sont pas utilisées à plusieurs endroits. C’est ce qui nous a poussés à formuler une activité à l’intention des professionnels des médias pour échanger sur les concepts clés, et les indications clés que nous avons définis particulièrement sur le Recensement général de la population (RGPH). Cela nous a permis de revenir sur un certain nombre de concepts pour clarifier le contenu de ses indicateurs que nous utilisons souvent sans trop comprendre réellement la vraie définition », a-t-il indiqué.

Du reste, ce dernier a assuré de sa satisfaction à l’issue de la formation. « Nous avons été vraiment satisfaits de la participation qui a été très forte, parce que, quand on regarde un peu le contenu qu’on a préparé, nous en sommes allés au-delà. Cela montre à quel point les professionnels des médias s’intéressent aux données. L’autre chose constatée, c’est que les gens ne savaient pas à quel niveau se trouvaient les données. On a constaté que les gens cherchaient les données mais ils ne savaient pas comment faire pour accéder à ces données. C’est ce qui nous a emmenés à présenter l’ensemble des plateformes déployées par l’INSD et du système statistique national pour pouvoir diffuser toutes les productions statistiques », a-t-il déclaré, notant sa satisfaction pour le fait que, « tous ceux qui ont participé à cette activité savent où aller trouver les statistiques ».

Par ailleurs, Abdou Nombré a indiqué que cette formation était un moyen de mettre en place un groupe de point focal avec qui l’INSD va continuer à échanger, à partager les productions, et continuer les activités de formation pour permettre aux journalistes de mieux s’approprier les concepts statistiques.

Elsa Sandrine Sawadogo, journaliste à l’économiste du Faso

De leur côté les participants ont à l’unanimité apprécié la qualité de cette formation. Mieux, pour les journalistes, ce fut un moment de rencontre. « Ce que je retiens c’est que, j’ai découvert qu’il y a beaucoup de données, de data au niveau du Burkina Faso de manière générale sur presque tous les sujets concernant la vie des populations. Par exemple, on a travaillé sur les résultats du RGPH, sur la plateforme Open data Burkina Faso. Cela a retenu notre attention parce qu’elle comporte en elle toutes les données que ce soit au niveau de la santé, du climat, de l’environnement, au niveau de l’économie du Burkina Faso. Et on peut même comparer ces données par rapport à la zone UEMOA. Donc c’est une formation vraiment enrichissante. Pour l’économiste du Faso, je crois que c’était nécessaire. Cette formation va nous permettre d’affiner encore plus nos sujets », a exprimé Elsa Sandrine Sawadogo, journaliste à l’économiste du Faso.

Précisons que cette formation a été accompagnée par le Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO).

Mathias Kam
Minute.bf

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