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mercredi 28 septembre 2022

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Crise au MINEFID: « Le travail reprend convenablement »

La crise en sourdine au ministère de l’économie, des finances et du développement  (MINEFID) avait créé des mécontents, surtout du côté des commerçants qui, en réaction, menaçaient de durcir le ton dans les jours à venir si le travail ne reprenait pas convenablement son cours.
 
Une coalition des commerçants, en milieu de ce mois d’avril, avait mis en garde les syndicats du MINEFID. Elle promettait engager d’autres formes de luttes contres les agents du MINEFID et sera « sans pitié » si toutefois la grève ne prenait pas fin au plus tard à la fin de ce mois d’avril. Y avait-il vraiment grève ? La Coalition des syndicats du ministère de l’économie et des finances (CS-MEF) n’était pas en grève selon certaines explications recueillies ça et là. « C’est un problème de réseau », nous avait lancé un agent du MINEFID pour se justifier.
Était-ce vraiment un problème de réseau? Ou, faut-il croire en une autre forme de lutte quand on sait que le bras de fer qui opposait le gouvernement à la CS-MEF n’a pas encore vider tout son mystère.
Les menaces des commerçants ont-elles été entendues par les « grévistes »? Ou y-a-t-il eu un compris entre ces agents et le gouvernement? Les réponses à ces questions restent à venir, mais tout ce que l’on puisse dire pour le moment est que le travail a repris convenablement depuis ce 24 avril. C’est du moins ce que nous a garanti une source proche des syndicats du MINEFID qui a refusé de se prononcer sur ce qui a pu bien concourir à la levée de ce mouvement d’humeur. « Je ne veux pas qu’on me cite pour l’instant dans un journal. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est que le travail a repris convenablement », a affirmé notre source.
Le plafonnement du fonds commun à 25% de la masse salariale annuelle des bénéficiaires proposé par les forces vives de la nation à l’issue de la conférence sur le système de rémunération des agents publics de l’Etat intervenue en juin 2018 serait la source de ce mouvement d’humeur qui « bloquait la roue de l’économie ». Tout était en panne dans le système de l’économie. Les commerçants accusaient les agents du MINEFID. Ces derniers à leur tour pointaient un doigt accusateur sur le gouvernement qui, à les entendre, ne respecte pas ses promesses.
Pour se faire entendre, les syndicats du MINEFID avaient opté pour une autre forme de grève. Cette fois-ci, le travail ne sera pas formellement arrêté. Il n’y aura pas de sit-in encore moins des marches. La défaillance du réseau était l’arme propice pour se dresser contre un gouvernement qui « ne respectait pas ses engagement ». Un prétexte difficile à réfuter par l’opinion quand on sait qu’au Burkina Faso, la question de la connectivité fait toujours jaser…
S’il y a aujourd’hui terrain d’entente entre les deux parties, les populations ne peuvent que s’en réjouir car la roue de l’économie recommencera à tourner. Il appartient à chacun, après ce compromis, de respecter ses engagement vis-à-vis de l’autre pour nous éviter dans l’avenir ces genres de situations qui plombent le développement dans un pays pauvre comme le nôtre.
Armand Kinda
Minute.bf 

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