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mercredi 22 mai 2024

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Coopération : Ouagadougou accueille une réunion des ministres de l’Alliance des Etats du Sahel

Les Ministres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont réunis ce jeudi 15 février 2024 à Ouagadougou, pour une réunion. Les ministres avec les délégations distinctes du Burkina Faso, du Mali et du Niger vont échanger sur plusieurs dossiers d’actualité concernant l’espace sahélien. Ladite reunion est présidée par le ministre d’État, ministre burkinabè chargé de la défense, le Général Kassoum Coulibaly.

Cette réunion à Ouagadougou, vise à réviser la charte de l’Alliance des États du Sahel (AES), à élaborer un traité portant confédération des pays de l’AES pour la mise en place d’une architecture institutionnelle.

Premier à prendre la parole, le chef de la délégation nigérienne, le ministre de la Défense, le Général Salifou Modi, a rappelé que cette réunion se tient dans un contexte particulier marqué par la prise, le 28 janvier 2024, de la décision conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger de se retirer « sans délai » de la CEDEAO. « En effet, la CEDEAO s’est illustrée ces derniers temps comme une organisation de désintégration car détournée des objectifs pour lesquels elle a été créée, notamment par l’adoption des sanctions illégales, illégitimes, inédites et inhumaines imposées à nos États du fait des ingérences extérieures », a regretté le Général Modi. Il a émis le vœu de voir jaillir de cette réunion des recommandations visant à accélérer le processus d’intégration économique et politique des trois États de l’AES.

Pour le Ministre d’État, chef de la délégation malienne, le Colonel Abdoulaye Maïga, le succès de l’espace AES « est à notre portée ». « Nous serons en outre appelés (durant cette rencontre, ndlr) à examiner le contexte politique, marqué par notre décision historique et déterminée de nous retirer, sans délai, de la CEDEAO. Ce retrait nous offre une nouvelle opportunité de parvenir à une fraternité réelle, une solidarité réelle, et à une intégration réelle, sans aucune ingérence ni manipulation extérieure. Oui, le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont aujourd’hui plus que jamais engagés à réaliser les aspirations des pères fondateurs de cette organisation (CEDEAO, ndlr) qui a hélas dévoyé les principes sur la base de laquelle nous, les trois États sortants, avions contribué à la créer. (…) D’une organisation appelée à soutenir les efforts des gouvernements pour la stabilisation des États, la CEDEAO n’a trouvé d’autre inscription malheureuse que de menacer d’attaquer militairement un État souverain, dont la population a simplement décidé de prendre son destin en main. Cette CEDEAO actuelle est l’illustration parfaite de ce que, plaise à Dieu, l’AES ne sera jamais. L’AES est, et demeurera une Alliance d’État unis par une ambition commune d’une émancipation de l’Afrique », a pour sa part dénoncé le Colonel Abdoulaye Maïga.

« Là où la CEDEAO voit du négatif et une dégradation de la situation sécuritaire dans nos pays, soit par méconnaissance de la réalité du terrain ou par mauvaise foi, les populations y voient plutôt des signaux positifs et une amélioration substantielle de la situation sécuritaire grâce aux succès tangibles engrangés par nos forces combattantes sur les forces du mal, favorisant du même coup le retour de certaines populations déplacées internes dans leurs localités d’origine », a déclaré, en ce qui le concerne, le Ministre d’État burkinabè, le Général Kassoum Coulibaly, dans son mot d’ouverture des travaux.

Les conclusions desdits travaux sont attendues dans cette soirée de ce jeudi 15 février.

Mathias Kam
Minute.bf

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