lundi 16 février 2026
spot_img

Coopération: Les artistes du Mali, du Niger et du Burkina indésirables en France

Dans un courrier envoyé par les directions générales des affaires culturelles (DRAC) aux centres dramatiques et chorégraphiques nationaux, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères français demande « l’arrêt immédiat » de tout projet de coopération avec les ressortissants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, annonce l’agence France-Presse (AFP).

La crise qui sévit entre la France et le Niger, le Mali et le Burkina Faso vient de s’inviter sur le territoire artistique. « Sur instruction du ministère de l’Europe et des affaires étrangères », les établissements culturels subventionnés ont appris qu’ils devaient « suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toute coopération avec les pays suivants : Mali, Niger, Burkina Faso ».

Ce message, expédié selon l’AFP, par les directions générales des affaires culturelles (DRAC) aux structures culturelles qui dépendent de ses services (centres dramatiques et chorégraphiques nationaux ou scènes nationales) a transité par le secrétariat du ministère de la culture.

 « Tous les projets de coopération qui sont menés par vos établissements ou vos services avec des institutions ou des ressortissants de ces trois pays doivent être suspendus, sans délai, et sans aucune exception. Tous les soutiens financiers doivent également être suspendus, y compris via des structures françaises, comme des associations par exemple. De la même manière, aucune invitation de tout ressortissant de ces pays ne doit être lancée. A compter de ce jour, la France ne délivre plus de visas pour les ressortissants de ces trois pays sans aucune exception, et ce jusqu’à nouvel ordre », stipule la note.

Selon l’agence France-Presse, cette sanction a été qualifiée de  »combinatoire » par le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac). « Nous n’avons jamais connu d’injonction de la sorte », explique Bruno Lobé, vice-président du syndicat et directeur du Manège, scène nationale de Reims. « La philosophie de la France vis-à-vis d’artistes vivant dans des pays avec lesquels elle est en conflit a toujours été de continuer à les inviter, sans jamais rompre le dialogue. Ces créateurs sont déjà empêchés de travailler par leurs propres gouvernants. Si nous en rajoutons une couche, ce sera pour leur viabilité mais aussi pour l’image de la France, une véritable catastrophe. », a-t-il affirmé

Minute.bf

spot_img

3 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Nuit Bayiri Baorê : Les fils et filles du Nord unis pour bâtir le Yaadga

À l’initiative de l’Association des ressortissants de la région du Nord pour le développement économique et social (ADES),...

Grand prix cycliste RTB : Pari réussi pour la 2e édition

La deuxième édition du Grand Prix cycliste de la RTB s’est déroulée, ce dimanche 15 février 2026, sur...

Autoroute Ouaga-Bobo : Le déblayage est achevé

Les travaux du chantier de l'autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso ont été lancés le 16 décembre 2025 par Son Excellence le...

Faso Mêbo : Plus de 200 000 mètres carrés de pavés déjà posés à Koudougou

(Koudougou, 15 février 2026). Le visage de la ville de Koudougou se transforme avec l’action de mobilisation citoyenne...