Le ministère de la Santé, à travers le CHU de Tengandogo, en collaboration avec la Société burkinabè de chirurgie pédiatrique (SOBUCHIP), a lancé, ce 1er septembre 2026 à Ouagadougou, la première campagne de prise en charge des malformations anorectales et de la maladie de Hirschsprung.
Pendant cinq jours, 20 enfants souffrant de malformations anorectales ou de la maladie de Hirschsprung bénéficieront d’une prise en charge spécialisée et gratuite, incluant une intervention chirurgicale au CHU de Tengandogo.
Selon Isso Ouédraogo, président Société burkinabè de chirurgie pédiatrique (SOBUCHIP),
les malformations anorectales sont des anomalies présentes dès la naissance qui touchent l’anus. Elles peuvent notamment se manifester par une absence ou une mauvaise position de l’orifice anal, entraînant des difficultés à évacuer les selles.

Pour Isso Ouédraogo, ces pathologies sont liées à des anomalies survenues au cours du développement du fœtus. Certains enfants naissent notamment sans anus fonctionnel ou avec une partie du côlon qui fonctionne anormalement, les empêchant d’évacuer correctement les selles.

Il a également explique que dans les cas les plus sévères, une colostomie peut être réalisée dès la naissance pour permettre leur évacuation.
La prise en charge chirurgicale intervient ensuite en plusieurs étapes. Pour les malformations anorectales, les chirurgiens créent un néo-anus. Dans le cas de la maladie de Hirschsprung, la partie malade du côlon est retirée et la partie saine de l’intestin est abaissée. Une fermeture de la colostomie peut enfin être réalisée pour rétablir la continuité digestive.
Il a rappelé que des enfants de plus de 3 ans sont de fois sans intervention chirurgicale ce qui n’est pas normal. « Dans les normes, aux alentours de 10 mois, ou lorsque l’enfant a 10 kilos, pour minimiser les problèmes anesthésiques, cet enfant doit pouvoir bénéficier de la chirurgie curative », a précisé Isso Ouédraogo.

De son côté, Issidou Saré, conseiller technique, représentant le ministre de la Santé, a salué une initiative qui place la santé des enfants au cœur des priorités nationales. « Les enfants sont l’avenir du Burkina Faso. C’est pourquoi leur santé est notre priorité absolue. Quand un enfant est malade, c’est toute une famille qui souffre », a-t-il déclaré.
M.Saré a également souligné l’importance de la collaboration entre le CHU de Tengandogo et la SOBUCHIP, expliquant que cette campagne va soulager vingt familles. « Elle va permettre à vingt enfants de grandir en bonne santé, d’aller à l’école et de jouer comme tous les autres enfants de leur âge », a-t-il ajouté.

Issidou Saré a par ailleurs, relevé que cette initiative permettra de renforcer les compétences des équipes médicales burkinabè.
Le représentant du ministre de la Santé a félicité les équipes médicales pour leur engagement et réaffirmé le soutien du gouvernement aux familles.
Pour Lin Somda, directeur général du CHU de Tengandogo, cette campagne constitue une étape importante pour le CHU. « C’est un grand honneur pour moi de vous accueillir aujourd’hui au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo. Nous sommes réunis pour lancer un événement très spécial : notre toute première campagne de chirurgie réparatrice pour les enfants », a-t-il déclaré.

Le directeur général du CHU de Tengandogo estime que ces interventions permettront d’améliorer considérablement la qualité de vie de ces enfants.
Il a enfin assuré que les équipes médicales sont mobilisées pour assurer une prise en charge professionnelle et adaptée aux besoins des enfants.
Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf






