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mardi 27 septembre 2022

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Burkina : « Zéphirin Diabré œuvre à contenir l’opposition afin de consolider le pouvoir du président Roch Kaboré » (Ablassé Ouédraogo)

Le parti « Le Faso Autrement » du docteur Ablassé Ouédraogo était face à la presse ce mardi 20 août 2019 au siège du parti sis à Ouagadougou. Cette conférence a été l’occasion pour le président du parti, Ablassé Ouédraogo de contester la légitimé de Zéphirin Diabré en tant que chef de fil de l’opposition politique (CFOP), de critiquer le dialogue politique initié par le président Roch Kaboré et de demander sa démission à la tête du pays.

« Zéphirin Diabré a perdu toute légitimité pour prétendre être de l’opposition politique dans la mesure où tout un groupe parlementaire de 13 élus UPC, non encore exclus du parti, a basculé dans le soutien de l’appartenance au pouvoir » a fait remarquer Ablassé Ouédraogo, président du parti Le Faso Autrement. Il estime qu’en plus d’être illégitime, Zéphirin Diabré dans son schéma actuel de gestion, est en train de conduire l’opposition tout droit vers un échec électoral en 2020. « Si le schéma actuel demeure au sein de l’opposition politique, le président Kaboré a un boulevard tout tracé pour sa reconduction pour un second mandat en 2020 », a signifié M. Ouédraogo. Pis, pour lui, Zéphirin Diabré serait à la solde du président Roch et travaillerait à maintenir celui-ci au pouvoir. «  Zéphirin Diabré œuvre à contenir l’opposition afin d’asseoir et consolider le pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré », est convaincu Ablassé Ouédraogo.

Ablassé Ouédraogo dresse un bilan sombre de la gouvernance de Roch Kaboré

De l’opposition à la majorité, Ablassé Ouédraogo semble n’épargner personne allant du président Kaboré au chef de fil de l’opposition. Il dresse un bilan sombre de la gouvernance du président Kaboré. « Le Burkina Faso n’a plus d’économie structurée », a-t-il insinué avant de poursuivre : « tout est à terre à cause de l’insécurité, de la suspicion, de la corruption généralisée, de la création de société prête-noms, de passe-droits, du pillage à ciel ouvert organisé dans les sociétés d’Etat ». Au regard de tous ces faits, l’ancien ministre burkinabè des affaires étrangères (1994 à 1999) pense que « Roch doit démissionner ». « Si on porte une charge et à un certain moment cela devient lourd, on dépose la charge », a-t-il conseillé.

Un dialogue national plutôt qu’un dialogue politique

En outre, en ce qui concerne le dialogue politique, de l’avis de l’ex conseiller spécial du président du Faso (de février à novembre 1999), le dialogue initié par le président Kaboré, « n’est ni plus ni moins qu’une énième arnaque contre le peuple burkinabè que l’on pourrait croire naïf et amnésique, en vue de s’offrir facilement un second mandat ». D’ailleurs, Ablassé Ouédraogo estime qu’à l’heure actuelle, le pays n’a pas besoin d’un dialogue politique mais de dialogue national avec tous les fils et les filles de la nation. Pour lui, il est impérieux de préserver l’essentiel qu’est le Burkina Faso lui-même et cela, pense-t-il, passe par un dialogue national.

Adam’s Ouédraogo

Minute.bf   

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