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mercredi 28 février 2024

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Burkina : Un mouvement est né pour impulser le « rêve burkinabè » que portait Sankara

Une bonne partie du peuple burkinabè vit dans « une dégradation continue des mentalités ». Il faut donc une conscientisation, un réarmement positif des mentalités pour inspirer « le rêve burkinabè » aux populations, à la jeunesse particulièrement. C’est dans cette perspective qu’est né le Mouvement Conscience nouvelle (MCN), qui veut révolutionner les mentalités pour un changement qualitatif de comportement en vue d’aller au développement du Burkina Faso. Le samedi 25 janvier 2020, les premiers responsables du MCN ont animé une conférence publique à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou devant des dizaines d’étudiants autour du thème : « La conscientisation : un défi incontournable pour le développement du Burkina Faso ».

« Aujourd’hui, la morale agonise au Burkina Faso », disait une autorité. « Mais ça, c’est ce que des gens ont dit. Aujourd’hui, nous sommes témoins de la dépravation de l’intégrité au Burkina Faso. Il y a la méchanceté, la perversité ; le crime est devenu monnaie courante. Les gens tuent pour l’argent ou juste pour des raisons rancunières. L’incivisme a atteint son paroxysme ; la mauvaise gestion de la chose publique, la corruption, etc. », a relevé Dr. Hyacinthe Ouédraogo, enseignant-chercheur à l’université de Gaoua, président du MCN, notant que « le manque de conscience a conduit le Burkina Faso dans toutes ces formes de gabegie que nous constatons aujourd’hui ».

Pour Dr. Hyacinthe Ouédraogo, président du MCN, le rêve burkinabè est encore possible

« Nous constatons une mentalité dégradée continue du peuple à la base et des autorités au sommet. A tout moment, la plupart des gens vivent dans une situation de perte continue des valeurs morales et sociétales », regrette M. Ouédraogo pour qui « la conscientisation est (ici) importante parce qu’un peuple qui n’a pas de vision, est un peuple qui n’évoluera pas ». Ainsi, le mouvement est né pour apporter un remède un tant soit peu à ce mal social de défaut de conscience que vit le Burkina Faso. Pour atteindre les objectifs  qu’il s’est fixé, le MCN entend adopter une stratégie de communication à travers des conférences publiques, de sensibilisation (émission radiophoniques), des éditions de livres, etc.

Le rêve burkinabè est possible…

En effet, depuis l’assassinat du président Thomas Sankara le 15 octobre 1987, « nous sommes à la croisée des chemins de nos valeurs culturelles (et depuis lors) notre jeunesse n’a plus eu une bonne formation », a signifié Marc Joseph Bazié, professeur au lycée municipal de Léo, membre du MCN. Il faut, selon lui, révolutionner les mentalités pour impulser et réaliser le rêve burkinabè qui avait été interrompu par l’assassinat de Thomas Sankara. Cela passe par la conscientisation, insiste-t-il. « La conscience, c’est la locomotive. Si la conscience n’est pas bien, le train sera mal conduit parce que c’est la locomotive qui conduit le train », explique-t-il avant d’ajouter : « nous sommes pauvres de mentalité, c’est pourquoi la révolution des mentalités s’impose ».

Les jeunes se sont mobilisés pour participer à cette conférence publique

« Si la jeunesse n’est pas prête aujourd’hui à se sacrifier pour le développement du pays, c’est parce qu’elle n’a pas une bonne conscience », pense Hyacinthe Ouédraogo qui reste optimiste sur le fait que « de conscientisation en conscientisation, de changement de mentalité en changement de mentalité », l’on parviendra à renverser la tendance et dans les années à venir, « à ériger une jeunesse consciencieuse, prête à se battre pour sa propre réussite et à se sacrifier pour réserver aux générations futures, un Burkina radieux ».

Le président du mouvement appel chaque jeune à commencer à prendre conscience, à avoir une vision pour son avenir et pour l’avenir du pays. « Que personne ne pense qu’il est né pour échouer. Que personne ne pense que nous avons un mauvais pays. Non ! Ce sont les conséquences qui ont été conjuguées et le mal a prévalu. Mais nous pouvons inverser la tendance », est-il convaincu.

Le MCN est une organisation de la société civile, apolitique, qui s’inspire de l’idéologie sankariste. Ce mouvement, selon son président, reste ouvert et entend accueillir tout jeune qui veut apporter sa contribution dans la réalisation du rêve burkinabè.

Armand Kinda

Minute.bf

1 COMMENTAIRE

  1. Le Burkina Faso a plus que jamais besoin de cette révolution car sa jeunesse manque de repère, voir un leader pour la conduire vers sa destinée. Il ne convient pas de posséder une daba et laisser son champ à la merci des herbes qui compromettent nos récoltes. Nous avons hérité de la révolution de Thomas Sankara, mais dommage mercredi, on en fait pas bon usage

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