L’Alliance des Partis et formations politiques de la Majorité Présidentielle (APMP) était face à la presse ce jeudi 8 juillet 2021 à Ouagadougou pour « décrypter l’actualité nationale ». Les discutions avec les hommes et femmes de médias ont été plus axées sur les discordances constatées entre la majorité et l’opposition politique lors du dialogue politique tenu en juin dernier.
Du 17 au 19 juin dernier, le président du Faso a convié l’ensemble de la classe politique de l’opposition et de la majorité dans le cadre du dialogue politique qui devrait permettre de discuter sur la question sécuritaire et les questions relatives à l’ancrage démocratique.
Pour l’APMP, ce dialogue a été suspendu et les concertations devraient se poursuivre les 03 et 4 juillet 2021. À en croire Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la Renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), membre de l’APMP, principal conférencier du jour, cette décision du report du dialogue « avait été actée par tous les acteurs participants à l’exercice ».
« Mais grande fut notre stupéfaction, de constater le retrait annoncé du CFOP du dialogue politique et appelant à des manifestations dans les 45 provinces du pays. Ce jeu trouble du CFOP nous laisse interrogatifs sur sa réelle volonté de participer à la discussion si celle-ci ne devrait pas lui servir d’occasion à une agitation politicienne », a martelé M. Sankara, tout en assénant que « l’opposition a trahi le dialogue politique ».
En outre, se fondant sur l’article 36 de la constitution qui stipule que le Président du Faso « incarne et assure l’unité nationale et est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l’État », Bénéwendé Stanislas Sankara fait savoir que le dialogue politique est bien encadré au Burkina et qu’il peut s’exercer à tout moment si le président du Faso le juge nécessaire, et qu’il doit s’exercer sans conditions, dans l’intérêt bien compris de la nation.
A cet effet, l’APMP a invité les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité face à un besoin encore plus fort d’unité et de cohésion au plan national. Puisque, de l’avis du président de l’UNIR/PS, il serait plus que préjudiciel de plonger le Burkina Faso dans « une agitation politicienne frénétique, au risque d’oublier qu’il fait face à des drames au quotidien nourries par les attaques terroristes contre nos Forces de Défense et de Sécurité et nos populations ».
Hervé KINDA
Minute.bf