mercredi 1 avril 2026
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Burkina : Les journalistes du privé réclament de meilleures conditions de vie et de travail

Cela fait maintenant un an et deux mois, précisément en Juin 2020 que les journalistes des médias privés du Burkina sortaient pour la première fois pour décrier leurs conditions de travail jugées « exécrables ». Une année après, beaucoup de choses n’ont malheureusement pas bougé. Ils l’ont fait savoir ce mardi 10 août 2021 lors d’une conférence de presse animée par un comité ad’ hoc au centre National de presse Norbert Zongo.

« Il ne peut pas avoir de liberté de presse là où les journalistes sont exposés à la précarité, à la pauvreté où à la peur », nous enseigne un passage de la convention collective de 2009. Cette précarité, cette pauvreté et cette peur, une bonne partie des journalistes exerçants dans les organes de presse privée au Burkina les vivent au quotidien.

Selon le comité ad’ hoc animateur du point de presse, la fameuse convention collective est aujourd’hui bafouée par une écrasante majorité des promoteurs d’organes de presse. « Sur un effectif de 241 organes, ils ne valent pas 10 qui appliquent la convention », ont soulevé les conférenciers. Conséquence, les travailleurs souffrent et travaillent presque gratuitement. 

« Il n’est pas rare de voir des journalistes percevoir 25 000 FCFA, non pas par mois, mais en fonction des humeurs du patron », a regretté le comité ad’ hoc et d’ajouter que ce beau métier n’a pas d’avenir dans ce pays si les choses continuent ainsi.

La question de l’assainissement du milieu a été évoquée mais les conférenciers ont estimé qu’il appartient au Conseil supérieur de la communication (CSC) de jouer son rôle de régulation et éviter que les organes ne poussent comme des champions chaque jour. Par ailleurs, ils invitent leurs confrères à participer à l’opération de confection des cartes de presse, une pièce très importante pour assainir le milieu médiatique.

Les conférenciers ont demandé l’union sacrée des uns et des autres pour la satisfaction de la plateforme revendicative qui s’articule autour de la pleine application de la convention collective, un plan de carrière, une couverture sanitaire appropriée, un versement des arriérés de salaires, une déclaration suivie de cotisation à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS).

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

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