La première revue sectorielle annuelle des projets et programmes de développement du Ministère de l’Économie et des Finances s’est tenue, ce mercredi 04 mars 2026 à Ouagadougou. La rencontre a été présidée par le Secrétaire général du ministère, Vieux Rachid Soulama. Elle a réuni les responsables de projets et programmes autour des enjeux de performance et d’efficacité dans la mise en œuvre des actions de développement.
Placée sous le thème de l’évolution de la réglementation des projets et programmes vers les initiatives sectorielles de développement, cette revue a pour objectif de faire le point de l’exécution des projets au 30 décembre 2025, tout en examinant la programmation des activités prévues pour 2026. Selon le Secrétaire général du ministère chargé des Finances, l’atelier s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue de la gestion des projets sous tutelle du ministère.
A l’ouverture de la session, le SG Vieux Rachid Soulama, a souligné que cette rencontre dépasse le simple cadre administratif. « Chaque action engagée au nom de l’État doit produire des résultats tangibles pour notre peuple », a-t-il affirmé, invitant les responsables à faire de la redevabilité un véritable acte de souveraineté et de responsabilité.
Au titre de l’année 2025, le bilan financier affiche 188,859 milliards F CFA décaissés sur une prévision de 252,877 milliards F CFA, soit un taux moyen d’exécution financière de 71,07%, contre 62,84% en 2024. Le taux d’exécution physique s’établit à 82,65%, enregistrant également une progression par rapport à l’exercice précédent.

Selon M. Soulama, ces performances ont permis la réalisation d’infrastructures et d’actions structurantes à fort impact socio-économique. Il s’agit notamment de la construction de 1 101 boutiques de rue, de 3 marchés et de 54 magasins de stockage, de 140 salles de classe et de 5 complexes scolaires. À cela s’ajoutent l’aménagement de 2 550,2 hectares de bas-fonds et de 175,5 hectares de périmètres irrigués, la réalisation de 139 forages et de 17 postes d’eau autonomes, l’interconnexion de cinq sites de la DGI au RESINA, la délivrance de 7 000 titres fonciers ainsi que la mise en place d’une plateforme intégrée de téléprocédure au profit du Trésor public.
Malgré ces acquis, des contraintes persistent. Le SG du MEF a évoqué l’impact de l’insécurité sur certains chantiers, la faible performance de certaines entreprises, la lenteur administrative de quelques prestataires ainsi que des changements de sites ayant occasionné des retards dans l’exécution de plusieurs infrastructures.
Pour cette année 2026, un Plan de travail annuel budgétisé (PTBA) global de 209,215 milliards F CFA a été élaboré, avec un accent particulier sur les investissements à fort impact. Les priorités portent notamment sur la construction de 683 boutiques de rue et de 174 salles de classe, l’aménagement de 751 hectares de bas-fonds et de 75 hectares de périmètres irrigués, la réalisation de 355,7 km de pistes rurales, la fourniture de 1 871 tonnes d’engrais, la délivrance de 7 000 titres fonciers et le financement de 32 projets et structures financières à hauteur de 9,271 milliards FCFA.
Tout en saluant les résultats enregistrés en 2025, Vieux Rachid Soulama a exhorté les acteurs à redoubler d’efforts afin de garantir des impacts concrets et durables au profit des populations. « Je tiens à vous féliciter sincèrement pour les résultats obtenus en 2025, arrachés avec courage et professionnalisme dans un environnement particulièrement exigeant. Mais 2026 nous appelle à aller plus loin, plus vite et avec encore plus d’impact », a-t-il conclu.
Inscrite dans la dynamique du Plan R.E.L.A.N.C.E 2026-2030, cette programmation traduit la volonté du ministère de consolider les acquis et de renforcer l’efficacité des projets, dans un contexte marqué par la raréfaction des financements, mais aussi par une amélioration progressive de la situation sécuritaire et le retour graduel des populations déplacées.
Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf





