Le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières a atteint, est crédité d’un taux de réalisation de 89,66 % de son contrat d’objectifs. C’est ce qui ressort de l’évaluation de ce ministère par le Premier ministre, ce lundi 2 février 2026.
A l’issue de la session d’évaluation, le Chef de ce département, Yacouba Zabré Gouba, est revenu sur les principales réalisations enregistrées au cours de l’année écoulée. Selon lui, le contrat d’objectifs assigné à son ministère visait prioritairement à « asseoir la souveraineté énergétique du pays ».
Ainsi, dans le secteur de l’énergie, les efforts ont été déployés autour de six axes majeurs. « Spécifiquement, pour ce qui concerne le secteur de l’énergie, nous avons travaillé à asseoir une souveraineté pour notre pays », a-t-il expliqué.
Le premier axe a concerné l’augmentation de la capacité de production. À ce niveau, selon le ministre, des projets structurants ont été engagés et devraient se concrétiser en 2026. « Il est attendu pas moins de 200 MW qui vont permettre d’afficher une bonne fois pour toutes cette souveraineté énergétique », a-t-il souligné.
Le second axe a porté sur les réseaux de transport et de distribution. Et sur ce volet, Yacouba Zabré Gouba a fait savoir que son département a travaillé à densifier les infrastructures afin de rendre l’énergie produite accessible aux populations. À ce titre, « environ 165 km de lignes de transport et près de 500 km de lignes basse tension ont été construits, permettant de raccorder pas moins de 160 000 nouveaux ménages », a-t-il précisé.
En matière d’électrification rurale, 131 nouvelles localités ont été électrifiées, contribuant à l’amélioration du taux d’accès à l’électricité en milieu rural.
Le ministère s’est également investi dans le soutien aux Personnes déplacées internes (PDI), notamment à travers l’accompagnement des réinstallations, la réhabilitation d’infrastructures endommagées, la distribution de plus de 5 900 kits aux élèves déplacés internes et la mise en place de 370 lampadaires à leur profit, en lien avec les forces de défense et de sécurité. Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, le département des l’énergie et des Mines a poursuivi l’éclairage des centres urbains et périurbains. « Plus de 25 000 luminaires ont été mis à disposition pour accompagner la lutte contre l’insécurité intérieure et le grand banditisme », a indiqué le ministre.
Enfin, a-t-il dit, la digitalisation des procédures a permis d’améliorer l’accompagnement des usagers du service public à travers la modernisation des démarches administratives.
S’agissant du secteur minier, Yacouba Zabré Gouba a affirmé que les actions ont visé à « asseoir une souveraineté sur nos ressources naturelles ». Le ministère, dit-il, a poursuivi l’exécution de ses missions régaliennes de suivi-contrôle des 15 mines industrielles en production, tout en travaillant à l’opérationnalisation des structures dédiées. Et sur le plan des performances, « le secteur s’est très bien porté », selon Monsieur Gouba, avec une augmentation d’environ 30 tonnes de la production par rapport à 2024. « La lutte contre la fraude a également permis de collecter près de 10 kg d’or issus de circuits frauduleux », a fait savoir le ministre.
Quant au secteur artisanal, il a contribué à hauteur d’environ 42 tonnes, portant la production totale à plus de 94 tonnes, soit « un dépassement de plus de 30 tonnes par rapport à 2024 ».
Aux dires du ministre, cette dynamique aura un impact notable sur l’économie nationale. « Le secteur minier va fortement contribuer au Produit intérieur brut, avec une part en hausse et un impact significatif sur la valeur ajoutée et le taux de croissance du pays », a-t-il assuré.
Pour l’année 2026, les perspectives restent orientées vers la consolidation des acquis. « En prenant en compte les orientations nouvelles données par le Camarade Premier ministre, il s’agira de travailler à asseoir la souveraineté énergétique et minière », a déclaré le Chef du département de l’Énergie et des Mines. Il a souligné que les priorités consisteront notamment en la poursuite de la construction des infrastructures de production et des lignes de transport et de distribution, le renforcement du contrôle de l’État sur les ressources, la réforme du BUMIGEB pour une meilleure connaissance du sol et du sous-sol, ainsi que la réorganisation de l’artisanat minier autour de coopératives.
L’année 2026 devrait également voir l’accompagnement d’initiatives privées nationales, avec le développement d’« au moins 10 sites semi-mécanisés portés par des Burkinabè », afin d’augmenter de manière substantielle la production aurifère du pays.
Oumarou KONATE
Minute.bf





