samedi 17 janvier 2026
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Burkina : L’AFEP mobilise des femmes pour la cohésion sociale

L’Alliance des Femmes Engagées pour la Patrie (AFEP) a tenu une conférence publique, le samedi 28 juin 2025 à Ouagadougou, pour lancer une série d’activités nationales axées sur le renforcement du tissu social. Placée sous le thème « Renforcer la cohésion sociale par le patriotisme et l’intérêt supérieur de la nation : Le Burkina Faso d’abord ! », l’initiative a réuni des personnalités influentes, dont les Émirs de Djibo et Togomael, témoignant de l’urgence collective face aux défis sécuritaires et sociétaux.

« Renforcer la cohésion sociale par le patriotisme et l’intérêt supérieur de la nation : Le Burkina Faso d’abord ! », c’est sous ce thème que l’Alliance des Femmes Engagées pour la Patrie (AFEP) a mobilisé les femmes pour la cohésion sociale.

Dr Konaté satisfait de l’initiative des femmes pour la cohésion sociale

Dr Dramane Konaté, représentant le ministre de la Communication Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, patron de l’événement, a souligné la portée existentielle du thème. Selon lui, cette initiative qui vise à rassembler les femmes pour parler de la Patrie, de la cohésion sociale et de l’engagement, est appréciable. Dans ce sens, Dr Konaté a invité les femmes au patriotisme, à l’action concrète. « Ça ne doit pas être un vain mot. Ça doit être un comportement par l’engagement, par les actes que nous posons au quotidien », a-t-il insisté. Et d’ajouter: « que cette terre (le Burkina Faso, ndlr) soit aujourd’hui convoitée par les forces du mal, nous ne pouvons que résister et les vaincre pour la léguer dignement à nos enfants. Nous devons mettre l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout pour fédérer nos énergies. Cela passe aussi par vous, femmes engagées, parce que vous êtes des gardiennes de nos valeurs ».

Le parrain invitant à l’unisson

Le parrain Razanga Naaba, s’exprimant au nom des soutiens de l’événement, a martelé une exigence fondamentale sur les priorités du moment. « Toute chose que nous devons développer, c’est de mettre le Burkina Faso d’abord ! Il n’y a pas de retenue quand il s’agit de son pays, pour conquérir le vivre-ensemble, la cohésion sociale et la paix », a-t-il soutenu. La présence des Émirs, selon lui, atteste de l’importance cruciale de ce dialogue national.

Le conférencier Dr Hamadoum Dicko a précisé les conditions du succès pour le retour de la paix et du vivre-ensemble. « Globalement, le thème porte l’amour de la patrie, la cohésion sociale, et que la paix revienne au Burkina Faso. Le message est clair à l’endroit de tous les Burkinabè : faire du Burkina Faso la priorité des priorités. Pour y parvenir nous devons nous connaître, nous accepter, être tolérants, solidaires et nous soutenir mutuellement », a-t-il souligné.

La présidente de l’AFEP satisfaite de la mobilisation des femmes et la présence des personnalités

Aïssata Ilboudo/Cissé, présidente de l’AFEP, a présenté l’association comme « un creuset de promotion du patriotisme en tant que facteur de paix et de développement ». Elle a détaillé le contexte alarmant justifiant cette conférence publique. « Depuis le début de ce conflit armé, nous avons été témoins de campagnes de manipulation menées par les ennemis de la nation, visant à démotiver nos forces combattantes, réduire la confiance envers nos autorités, susciter la stigmatisation ethnique et provoquer des conflits intercommunautaires », a-t-elle déclaré. Face à cette fragmentation orchestrée, l’AFEP entend porter dans tout le pays un message unificateur. « La cohésion sociale est la pierre angulaire de notre réflexion. Elle représente l’ensemble des valeurs et des sentiments d’appartenance qui permettent à une société de fonctionner harmonieusement. C’est le ciment qui maintient notre communauté soudée », a ajouté la présidente de l’association.

Vue des participantes

Mme Ilboudo/Cissé a insisté sur le rôle actif de chaque citoyen dans notre contexte de lutte contre l’insécurité. « La cohésion sociale permet d’unir les énergies pour une libération nationale effective. C’est un défi permanent qui requiert notre engagement collectif », a-t-elle confié, appelant les femmes à l’action. « Femmes engagées, citoyens et citoyennes, œuvrons ensemble pour un avenir où chaque Burkinabè se sente pleinement intégré, et où notre diversité soit perçue comme une richesse, gage d’un Burkina résilient et véritablement émergent ».

Lire aussi : 8-mars : Zoom sur Joséphine Bingo/Sawadogo, une femme aux multiples casquettes

Mathias Kam
Minute.bf

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