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mardi 16 avril 2024

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Burkina : « La sécurité est en train de revenir crescendo » (Issiaka Ouédraogo du CISAG)

En conférence de presse ce jeudi 29 février 2024, Issiaka Ouédraogo, Président du Conseil d’information et de Suivi des Actions du Gouvernement (CISAG), qui avait été réquisitionné en 2023 après une conférence de presse, affirme que « la sécurité est en train de revenir crescendo au pays ».

« Ils vous souviendra qu’en 2023, nous avons été réquisitionnés, mon responsable chargé des Relations publiques et moi, de force certes, mais fiers d’être allés sur le terrain. A ce titre, nous avons eu l’opportunité de découvrir le quotidien de nos FDS et VDP. Nous avons eu l’insigne honneur de partager leur vécu et de nous enquérir de leur détermination, dans une situation extrêmement difficile. Nous saluons leur courage et leur bravoure et exhortons les populations à leur apporter tout leur soutien car c’est au nom de la nation qu’ils se battent. C’est pourquoi le projet de revalorisation de la prise en charge des VDP qui a été décidé par les autorités, est juste, pertinent et à encourager », a introduit Issiaka Ouédraogo, président du CISAG.

Après son passage au front, il confie que « la réorganisation de l’armée est aujourd’hui une réalité ». Après leur réquisition en avril de l’année dernière, ils ont reçu une formation dans un camp militaire, avant d’aller sur le terrain de la lutte contre le terrorisme. « Nous avons d’abord suivi une formation dans un camp avant de nous rendre sur le terrain. Quand nous nous sommes rendus sur le terrain, nous nous sommes rendus compte que la réorganisation de l’armée était en train de prendre forme un peu un peu… », a-t-il révélé.

De son expérience sur le terrain, il assure que « la sécurité est en train de revenir crescendo dans notre pays ». « C’est encore mieux qu’en avril 2023 au moment où nous tenions notre conférence de presse (conférence de presse qui a valu sa réquisition, ndlr) », a affirmé Issiaka Ouédraogo, président du CISAG.

Pour lui, « il faut être malhonnête aujourd’hui pour dire que ça ne va pas ». Il prend en effet l’exemple de l’axe Ouaga-Bobo qui connaissait des incursions terroristes à une certaine période et qui est aujourd’hui empruntée en toute sécurité.

« Je puis vous dire aujourd’hui, en son temps, nous n’étions pas à 5 Bataillons d’intervention rapide. Aujourd’hui, nous sommes à une vingtaine (…) Nous ne connaissons le président Ibrahim Traoré, il n’est pas notre ami : il n’est pas notre camarade. Nous soutenons la Transition. La Transition est un processus. Qui soutient un processus doit soutenir les acteurs du processus s’il trouve les acteurs sincères… Je ne suis pas là pour chanter les louanges de qui que ce soit. Je ne suis pas là pour suivre quelqu’un. Ce que nous faisons, nous sommes toujours dans la constance », a défendu M. Ouédraogo, quand il lui a été posé une question sur la versatilité de son langage.

« Tu ne peux pas aller au front et venir dire certaines choses. Celui qui nous contrarie, que la personne parte au front pour venir nous dire ce qu’il y a. Ceux qui s’assoient pour dire que ça ne va, allez-y voir si ça ne va pas réellement. On ne s’assoit ici pas, autour d’une bière, pour dire que ça ne va pas. Vous partez vous asseoir dans les maquis pour parler au hasard. Ce n’est pas comme cela, ça se fait. Celui qui veut montrer qu’il est homme, montrer sa bravoure, que la personne parte au front. Si on est homme, ce n’est pas ici on va s’asseoir devant les filles, autour d’une bière pour parler au hasard. Les hommes sont au front », a-t-il martelé pour conclure.

Minute.bf

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