Burkina : La sécurité climatique au cœur d’un dialogue de deux jours entre institutions et acteurs de terrain

Le Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso (CNES-BF) et l’Institut d’études de sécurité (ISS) organisent, les 28 et 29 octobre 2026 à Ouagadougou, un atelier d’échanges et de partage d’expériences consacré au nexus climat-paix-sécurité. L’objectif de cette rencontre est de contribuer à l’opérationnalisation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Burkina Faso (SNSC-BF), en renforçant le dialogue, la coordination institutionnelle et les capacités des acteurs impliqués dans sa mise en œuvre. L’ouverture des travaux a été présidée par le Directeur général du CNES, le Général de brigade Aimé Barthélémy Simporé.

Le changement climatique constitue une problématique majeure pour le développement des nations en général et des pays du Sahel en particulier. Entre 1970 et 2010, les températures moyennes dans la région ont augmenté de 0,6 °C à 0,8 °C, et les projections climatiques annoncent une hausse plus importante au cours du XXIᵉ siècle. C’est dans ce contexte que le Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso (CNES-BF), en partenariat avec l’Institut d’études de sécurité (ISS), a initié cet atelier de deux jours.

Le Directeur général du CNES a souligné la nécessité d’intégrer les enjeux climatiques dans les politiques de paix et de sécurité

Selon le Général de brigade Aimé Barthélémy Simporé, la rencontre réunit les principaux acteurs institutionnels et non étatiques concernés par les enjeux de sécurité, de climat, d’environnement et de gestion des ressources naturelles. Elle vise à examiner les initiatives déjà engagées, à identifier les contraintes qui entravent la mise en œuvre de la stratégie et à dégager des pistes d’action concrètes pour renforcer l’effectivité.

Le Directeur général du CNES a souligné la nécessité d’intégrer les enjeux climatiques dans les politiques de paix et de sécurité. Il a rappelé l’adoption, en juillet 2025, de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Burkina Faso (SNSC-BF) pour la période 2025-2029, tout en insistant sur les défis que pose sa mise en œuvre. « Le changement climatique ne constitue pas, à lui seul, une cause directe des conflits. C’est plutôt son interaction avec des vulnérabilités préexistantes qui peut accentuer les tensions et fragiliser la cohésion sociale », a-t-il déclaré. Le Général de brigade Aimé Barthélémy Simporé, a également appelé à renforcer la coordination entre les institutions, le partage d’informations et la mobilisation des ressources, afin de traduire cette stratégie en actions concrètes pour prévenir les conflits et renforcer la résilience des communautés.

Fahiraman Rodrigue Koné le défi reste de traduire les orientations en actions concrètes grâce à une meilleure coordination institutionnelle, à un partage efficace de l’information et à une mobilisation cohérente des acteurs concernés

Pour sa part, Fahiraman Rodrigue Koné, chef du projet Sahel à l’ISS, estime que cet atelier constitue une étape importante dans la collaboration entre son institution et le CNES en matière de lutte contre les effets du changement climatique. Le défi reste, selon lui, de traduire les orientations en actions concrètes grâce à une meilleure coordination institutionnelle, à un partage efficace de l’information et à une mobilisation cohérente des acteurs concernés. « C’est précisément tout l’intérêt de cette rencontre de deux jours. Au bout de ces journées, nous devons pouvoir identifier les principaux obstacles à la mise en œuvre de la stratégie, mieux cerner les besoins des acteurs et dégager des pistes d’action réalistes et concrètes », a-t-il indiqué.

M. Koné a précisé que la participation de l’ISS s’inscrit dans une démarche de soutien à l’expertise développée par le Burkina Faso. « Je suis convaincu que les réponses les plus pertinentes doivent être construites avec les institutions du Burkina Faso, à partir des connaissances, du contexte, des acteurs qui y évoluent et des priorités définies par l’État burkinabè. Notre rôle est de contribuer à ces dynamiques en facilitant le dialogue, le partage d’expériences et la formulation de recommandations utiles à la décision publique », a-t-il ajouté.

Un aperçu des participants

En clôture, le Directeur général du CNES a invité l’ensemble des participants à s’approprier les termes de référence de l’atelier, afin de formuler des recommandations fortes à l’endroit des autorités.

Lire aussi : Défense nationale : Le CNES expose ses cinq études stratégiques pour anticiper sur les menaces actuelles

Jean-François SOMÉ
Minute.bf

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Burkina : Yodé et Siro promettent un spectacle inédit pour leurs 30 ans de carrière

En prélude à la célébration des 30 ans de carrière du célèbre duo ivoirien de zouglou, Yodé et...

Burkina : La région du Nando remporte le prix de la collectivité territoriale performante

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, représenté par son secrétaire général, a présidé la cérémonie...

UBA renforce son engagement environnemental grâce à une gestion durable des déchets à travers l’Afrique

Africa’s Global Bank, United Bank for Africa (UBA) Plc, renforce son engagement en faveur de la durabilité environnementale...

Coupe du ministère des Sports 2026 : La Sécurité s’illustre au volleyball, l’Administration territoriale au Maracana

La 4e édition de la Coupe du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi s'est achevée...