La 2e promotion de l’École d’État-Major a officiellement effectué sa rentrée, ce mardi 9 juin 2026, à l’Institut d’enseignement militaire supérieur Tiefo Amoro (IEMSTA), à Ouagadougou. La cérémonie, présidée par le chef d’État-Major général des armées, le général de brigade Moussa Diallo, a connu la présence du chef d’État-Major de l’Armée de terre, du secrétaire général du ministère en charge de la Défense, ainsi que de plusieurs hauts gradés des Forces armées nationales.
La 2e promotion est composée de 38 officiers stagiaires : 34 officiers des forces armées nationales du Burkina Faso, dont 4 officiers féminins, et 4 officiers de pays frères et amis.

Cette formation vise à permettre aux officiers stagiaires d’acquérir les compétences nécessaires pour occuper efficacement un poste d’officier traitant au sein d’un état-major national ou multinational, aussi bien en temps de paix qu’en période de crise ou de guerre.
Selon le chef d’État-Major général des armées, le général de brigade Moussa Diallo, cette rentrée marque une étape importante dans le renforcement des capacités de défense du Burkina Faso et dans la construction d’une armée toujours plus professionnelle, compétente et adaptée aux défis sécuritaires actuels.
« Elle symbolise également la volonté constante du commandement d’investir dans la formation endogène de nos cadres officiers afin de préparer les chefs militaires de demain », a-t-il souligné.

Cette nouvelle promotion aura ainsi la responsabilité de consolider les acquis de la première cohorte et de contribuer, à terme, au renforcement de l’efficacité opérationnelle des états-majors engagés dans la défense et la sécurisation du territoire national.
S’adressant aux stagiaires, le général de brigade Moussa Diallo a indiqué que la réussite de cette formation repose avant tout sur leur engagement personnel. « Vous devrez faire preuve d’endurance intellectuelle, de curiosité professionnelle et d’ouverture d’esprit. Vous devrez également cultiver l’esprit d’équipe, la solidarité et le respect mutuel, qui demeurent les fondements de toute organisation militaire performante », a-t-il déclaré, les invitant à aborder cette formation avec humilité, rigueur et détermination.
Aux instructeurs, il a rappelé que le succès de ce stage dépendra également de leur professionnalisme et de leur engagement. « Les attentes placées en vous sont élevées. À cet effet, il vous appartient de conduire les enseignements conformément aux programmes arrêtés, de rechercher systématiquement l’atteinte des objectifs pédagogiques assignés à chaque module, d’administrer les évaluations prévues en cours et en fin de formation, de conduire les évaluations des enseignements par les stagiaires afin d’améliorer continuellement la qualité pédagogique et de prendre en compte avec tact et professionnalisme les sensibilités liées à la présence des stagiaires des pays amis », a-t-il indiqué.
Le chef d’État-Major général des armées a également félicité le commandant de l’École, le lieutenant-colonel Clément Daila, ainsi que l’ensemble du personnel d’encadrement et de soutien pour leur dévouement et les sacrifices consentis en faveur du bon déroulement de la formation de la première promotion.
Le directeur de l’Institut d’enseignement militaire supérieur Tiefo Amoro (IEMSTA), le lieutenant-colonel Clément Daila a, pour sa part, indiqué que durant six mois, les stagiaires seront soumis à un programme de formation dense et exigeant, conçu pour les préparer aux responsabilités d’officier d’état-major. Cette formation interne vise notamment à adapter les stagiaires aux réalités du terrain.
Les enseignements porteront sur la planification et la conduite des opérations, les questions de sécurité et de défense afin de permettre aux stagiaires de mieux appréhender les dynamiques du monde contemporain. Un module sur les techniques d’expression orale et écrite destinées à renforcer leurs capacités de communication leur sera enseigné.

Selon le directeur de l’IEMSTA, le programme pédagogique de cette deuxième session a été considérablement enrichi à la lumière des enseignements tirés de la première édition et afin de répondre aux besoins opérationnels exprimés par les différentes entités.
« Le volume horaire global de la formation est désormais porté à 1 126 heures contre 802 heures précédemment. Cette augmentation significative traduit la volonté d’améliorer la qualité des enseignements dispensés », a-t-il précisé.
Le lieutenant-colonel Clément Daila a toutefois invité les officiers stagiaires à mesurer pleinement l’honneur et la responsabilité qui leur sont confiés. « Que cette promotion soit une promotion de travail, d’excellence et de dépassement de soi. Qu’elle contribue à renforcer la coopération militaire entre nos pays. Qu’elle produise des officiers compétents, responsables et résolument tournés vers le service de la Nation », a-t-il lancé.
Cette nouvelle promotion aura ainsi la responsabilité de consolider les acquis de la première cohorte et de contribuer, à terme, au renforcement de l’efficacité opérationnelle des états-majors engagés dans la défense et la sécurisation du territoire national.
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Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
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