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mardi 27 février 2024

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Burkina : Des OSC appellent au passage à une nouvelle constitution

Des soutiens de la transition burkinabè ont tenu un meeting, ce vendredi 29 septembre 2023 à la place de la nation de Ouagadougou, pour demander le passage à une nouvelle constitution. Ces derniers estiment que la IVe République en vigueur au Burkina Faso, est « inspirée du colonisateur et permet à un enfant d’emprisonner ses parents », entre autres.

Peu après la levée du jour sur Ouagadougou, ce vendredi 29 septembre 2023, de nombreux manifestants, venus à moto, voitures ou en cars (transports en commun) des périphéries de la capitale, ont rallié la place de la nation, à l’appel de la Coordination des OSC du Burkina Faso pour une manifestation afin de demander le passage à une nouvelle république au Burkina Faso. Ces soutiens de la Transition burkinabè demandent donc le changement du socle juridique qui n’est sans doute que la constitution actuelle du Burkina Faso. « Non aux constitutions qui permettent à un enfant d’emprisonner ses parents ! A bas les constitutions qui font l’apologie de l’homosexualité, la pédophilie et les pratiques contre nature ! A bas les constitutions inspirées du colonisateur ! Oui à une nouvelle constitution pour la nouvelle génération ! Oui à une nouvelle constitution qui reflète les valeurs du Burkina Faso ! », sont entre autres les appels de cœur des manifestants qui ont pris d’assaut la place de la nation de Ouagadougou.

Ghislain Dabiré, porte-parole des OSC

« Chers intellectuels, peuple du Burkina Faso, notre constitution à la Burkinabè nous en réclamons. Plus jamais celle que le colon nous a imposée. Plus jamais celle taillée à la mesure de certains individus. Nous sommes tous témoins de l’échec de notre constitution et ses lacunes dans le cadre des relations internationales et face à certaines normes internationales de façon générale. La non prise en compte des réalités burkinabè, le non-respect de certaines valeurs constitutionnelles telles que le respect strict du principe cardinal de la séparation des pouvoirs aux bénéfices de certains pouvoirs politique en place », a déclaré Ghislain Dabiré, porte-parole du collectif d’OSC.

Les organisateurs ont appelé à soutenir le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition, afin qu’il puisse entamer le processus de changement de la Constitution actuelle, au regard sde opportunités du moment qui sont celles « de la neutralité de cette transition, du non corporatisme politicien et également l’indéterminisme avéré du futur de la direction politique de notre Etat ».

Lassané Sawadogo, membre des OSC organisatrices de cette manifestation

Par ce meeting, la Coalition a réaffirmé son soutien au président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, qualifiant son bilan de gestion de « satisfaisant ».

Les éléments fondamentaux de la nouvelle Constitution

Lassané Sawadogo, membre du collectif des OSC, a indiqué que le peuple, surtout la jeunesse veut que ses aspirations soient prises en compte. La jeunesse veut être intégrée dans la Constitution, a-t-il dit. Il en veut pour preuve, le fait que dans la Constitution actuelle, les Volontaires pour la défense de la partie (VDP) n’avaient pas leur place. « Nous voyons qu’au niveau de la justice ce n’est pas facile. Nous voulons des réformes pour que quelqu’un ne parte pas dormir en prison et après on dit il est innocent. Nous voulons qu’on intègre des mécanismes africains de gestion des différends dans la Constitution. La chefferie coutumière doit aussi avoir un statut dans ladite Constitution. Que des textes soient clairs afin d’interdire à nos chefs coutumiers qu’ils soient des politiciens. Leur rôle et place doivent être bien définis », a-t-il souligné.

Safiatou Koné, venue de Bobo-Dioulasso

La jeunesse prête à agir !

Raphaël Yonli, président du Mouvement Citoyen réveil toi, membres du Collectif des OSC, a mis en garde, tous ceux qui « tentent de renverser » le pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré. « Nous disons à tout ceux qui complotent pour déstabiliser la transition d’arrêter, sinon la jeunesse va prendre ses responsabilités. Elle va trancher face à ces ennemis de la nation. Cette transition est celle de la jeunesse. Stop à tous les ennemis de la nation », a-t-il averti, tout en étant satisfait de la mobilisation de la jeunesse.

Safiatou Koné, venue droit de Bobo-Dioulasso pour l’occasion, dit être présente à Ouagadougou pour adresser un message aux Capitaines Ibrahim Traoré et Oumarou Yabré, et à toutes les Forces combattantes : « Soyez sereins ! Ce que vous faites actuellement, le peuple est avec vous. Continuez sur cette lancée. Faîtes la volonté du peuple et nous serons toujours avec vous. Dieu vous protège ! ».

En rappel, l’actuelle Constitution du Burkina Faso a été adoptée le 02 juin 1991 et promulguée le 11 juin de la même année sous le régime de Blaise Compaoré.

Mathias Kam et Oumarou Konaté
Minute.bf

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