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lundi 15 avril 2024

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Burkina/Corruption : L’opposition craint que « la situation s’empire… »

Comme à l’accoutumée, des partis affiliés au Chef de File de l’Opposition politique burkinabè (CFOP) ont tenu leur hebdomadaire point de presse le mardi 28 janvier 2020 à Ouagadougou. Le vote des lois à la dernière plénière de l’Assemblée nationale (AN), le classement du Burkina Faso dans le rapport 2019 de Transparency international sur la corruption, sont entre autres, les sujets qui ont été abordés par Augustin Loada, du Mouvement patriotique pour le Salut (MPS).

L’opposition politique burkinabè n’a pas caché son insatisfaction par rapport à l’état de l’enrôlement de la diaspora sur le fichier électoral pendant que le processus d’enrôlement des Burkinabè de l’étranger étant clos avant la modification du code électoral à la dernière plénière à l’AN.

En effet, si l’opposition a félicité les acteurs politiques pour le vote de la loi portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidates ou des candidats, elle a cependant regretté la révision du code qui, de son avis, « aurait dû intervenir plus tôt pour permettre au plus grand nombre de Burkinabè de l’extérieur de se faire enrôler sur le fichier électoral ». Ainsi, se pose-t-elle des questions sur la volonté du gouvernement à réussir la participation des Burkinabè de l’étranger aux élections de 2020.

« Il faut que le régime MPP termine ce qu’il a commencé »

En outre, cette même session parlementaire a voté 2 résolutions pour une enquête parlementaire sur les sociétés mobiles, et une autre sur sur les sociétés immobilières. « Ces deux enquêtes sont bonnes dans leur principe », a dit le principal conférencier, le Pr. Augustin Loada, par ailleurs président du Mouvement patriotique pour le Salut (MPS). Toutefois, déplore-t-il le fait que les rapports des enquêtes parlementaires sur le foncier et les titres miniers menés sous feu Salifou Diallo, ancien président de l’AN, restent sans suite. « Il faut que le régime MPP termine ce qu’il a commencé », a-t-il martelé.

Dans les échanges avec les professionnels des médias, M. Loada a déploré la position qu’occupe le Burkina Faso dans le rapport de l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Transparency international sur la corruption. Dans le rapport 2019 de ladite ONG, le Burkina Faso est classé 85e sur 180 pays. Regrettant cette situation de corruption, « que font nos institutions chargées de lutter contre la corruption ? »; « Ont-elles été anesthésiées par le régime en place? »; « où sont donc passées les promesses d’une gouvernance vertueuse? », s’est interrogé le président du MPS.

Examiner les recommandations de Transparency international

Par ailleurs, « l’opposition craint que la situation s’empire », lançant un appel à tous les acteurs de la lutte contre la corruption à se mobiliser pour juguler « ce phénomène qui annihile les efforts de développement ». Plus que tout, M. Loada a relevé le fait que la corruption « nourrit les griefs des populations loclaes contre l’État central, facilitant ainsi l’infiltration des communautés par les groupes terroristes ». A cet effet, Augustin Loada a invité le gouvernement à examiner les recommandations de Transparency international. Il s’agit entre autre du renforcement des systèmes de recevabilité et de la promotion de la séparation des pouvoirs, du contrôle du financement politique pour éviter un excès d’argent et d’influence en politique, « donner plus de pouvoir aux citoyens et protéger les activistes, les lanceurs d’alerte et les journalistes… »

Franck Michaël KOLA
Minute.bf

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