Burkina : Ablassé Ouedraogo dénonce « l’abattage massif des animaux » sous l’instigation d’une « guérisseuse »

Ceci est un communiqué du parti « Le Faso autrement » du Dr Ablassé Ouédraogo, relatif à l’ « abattage de masse de chameaux par une guérisseuse, à Rakissé dans la Commune rurale de Komsilga ».

Abattage sauvage de chameaux à Rakissé dans la Commune rurale de Komsilga dans la Province du Kadiogo : Un acte d’une cruauté inqualifiable.

Dans notre culture, la vie est sacrée et aucun être vivant ne doit toucher à la vie d’autrui. Autant la vie humaine est sacrée, autant celle des animaux doit être protégée par les hommes.

Oter la vie d’autrui est source de malheur et vous conduit à la même sentence. Ne dit-on d’ailleurs pas que « Qui vainc par l’épée périra par l’épée ?

L’abattage de centaines de chameaux de façon sauvage en cours à Rakissé pour des raisons frisant la folie et l’obscurantisme moyenâgeux sous l’instigation d’une guérisseuse pour des fantasmes nous interpelle fortement, à moins que nous ayons perdu le sens de l’humanité devant nos ambitions démesurées.

Abattre des centaines de chameaux pour atteindre un objectif quelque soit son urgence et son importance ne peut que conduire l’auteur à sa perte, une vie étant une vie, même celle des animaux.

Le Burkina Faso a-t-il atteint un tel degré de décomposition sociale et de décadence morale en moins d’un an?

Nous interpelons ici les services de santé, de l‘élevage et de l’environnement du Burkina Faso, afin qu’ils interviennent énergiquement et sans délai pour arrêter cette pratique barbare et ce plan machiavélique d’individus avides de pouvoir et pour qui tout est faisable et possible pour assouvir leurs desseins.

Cet abattage sauvage hors des infrastructures normalisées, des abattoirs officiellement reconnus et dans la nature expose les populations à toute sorte d’épidémies, et le fait d’être en saison pluvieuse devrait faire craindre le pire à notre pays. Les services sanitaires de notre pays doivent immédiatement réagir et prévenir et ne pas attendre pour guérir.

En outre, la protection de l’espèce animale concernée dont l’immolation doit faire le bonheur des commanditaires de ce massacre hors norme et jamais vécu, de mémoire d’homme, en Haute Volta et au Burkina Faso doit être assurée et les services chargés des ressources animales ont l’obligation de faire arrêter cette folie des grandeurs.

« Rien n’arrête une idée à son heure »

Dr Ablassé OUEDRAOGO
Commandeur de l’Ordre National

Minute.bf

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Subvention « Wassa Bondo » 2026 : 320 millions FCFA accordés à 79 médias

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé,...

Semaine du service client 2026 : UBA Burkina réaffirme son engagement envers ses clients

La directrice générale de UBA Burkina, Rasmata Djibo, et le personnel de l’institution bancaire ont procédé, ce vendredi...

« SODIBO Évènementiel » : Une nouvelle offre pour transformer les commandes en fêtes

La Société de distribution de boissons (SODIBO) a présenté, ce mercredi 14 octobre 2026 à Ouagadougou, sa nouvelle...

Burkina : 39 ans après leur assassinat, la Nation rend hommage au Capitaine Thomas Sankara et à ses 12 compagnons

Le premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso a présidé ce jeudi 15 octobre...