lundi 27 avril 2026
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Burkina : « A l’instant T, il n’y a pas cette partie du territoire où nous ne pouvons pas partir » (Capitaine Traoré)

« La sécurité est la priorité pour nous », a affirmé le capitaine Ibrahim Traoré, devant le journaliste Alain Foka, à qui il a accordé une interview le 30 janvier 2024 sur la situation nationale.

« A l’instant T, il n’y a pas cette partie du territoire où nous voulons partir et que nous ne pouvons pas partir. Nous partons partout. Des territoires qui étaient sous contrôle depuis 3 ou 4 ans, nous y mettons pied », a rassuré le capitaine Traoré, précisant que l’armée burkinabè est aujourd’hui « à l’offensive pour la plupart des zones ». « Nous ne sommes plus dans une posture de défense. Nous partons vers l’ennemi. Nous cherchons l’ennemi », a confié le capitaine Traoré, suite à une question du journaliste Alain Foka qui laissait entendre « qu’il y aurait plus d’attaques terroristes aujourd’hui » qu’au temps où il y avait des forces étrangères sur le sol burkinabè.

« Lorsque nous avons décidé de prendre notre destin en main, c’est une décision très importante et très courageuse. Lorsque vous décidez comme cela, toutes les cellules dormantes se réveillent d’un coup. C’est en ce moment que vous vous rendez compte de l’ampleur de la situation du terrorisme. On s’est bien rendu compte. Pour faire la guerre, il y a d’abord le patriotisme, il y a ensuite la logistique, il y a maintenant l’intelligence de la situation. Le patriotisme s’est réveillé en tous les Burkinabè, que ce soient les combattants ou les populations civiles », a soutenu le capitaine Traoré, notant qu’aujourd’hui, les Burkinabè ont compris qu’ils devraient eux-mêmes défendre leur patrie. « Voilà pourquoi, quand on demande aux populations de contribuer, elles le font ; on leur demande de s’enrôler pour aller combattre, elles le font. Aujourd’hui, si nous décidons que nous voulons un million de Burkinabè pour combattre, nous les aurons. Les gens sont prêts, ils sont engagés », a-t-il indiqué.

Les forces étrangères n’avaient « aucune réelle volonté de lutter contre le terrorisme »

Le capitaine Ibrahim Traoré a estimé que les forces étrangères qui étaient présentes sur le territoire burkinabè n’avaient « aucune réelle volonté » de lutter contre le terrorisme. Face au journaliste Alain Foka, il affirme que ces forces avaient toute la technologie nécessaire pour aider le peuple burkinabè contre l’hydre terroriste, mais ont manqué de volonté.

« Nous avons eu la chance de faire le terrain (…) et on manœuvrait avec ces armées étrangères. Sur notre propre territoire et on veut faire des restrictions. Ils font ce qu’ils veulent. Ce qui est encore plus surprenant, avec toute la technologie qu’ils avaient ; ils ont actuellement peut-être des satellites qui observent tout, ils avaient des drones, tout type d’appareil, mais ils ne voyaient jamais les terroristes. Aujourd’hui nous avons décidé de faire la guerre, mais vous vous rendez compte ? On les retrouve (les terroristes, ndlr.) tous les jours et on les fouette », a indiqué le capitaine Ibrahim Traoré, pour qui il n’y avait « aucune réelle volonté » de la part des armées étrangères qui étaient sur le sol burkinabè, de combattre le terrorisme. « S’ils le voulaient, ils pouvaient le faire et le terrorisme n’aurait jamais atteint ce niveau », a-t-il conclu sur la question.

Minute.bf

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