samedi 14 mars 2026
spot_img

Bénin : Patrice Talon annonce le retrait « des réserves de change du franc CFA » de la France

Le président béninois, Patrice Talon a annoncé jeudi 7 novembre dernier, dans une interview accordée à un média international, le « retrait de France des réserves de change du franc CFA ». Il a, à l’occasion, émis son souhait de voir rentrer au pays l’ancien président Boni Yayi, actuellement en exil.

« La banque centrale des pays d’Afrique de l’UMOA (Union monétaire ouest-africaine) va gérer la totalité de ces réserves de devises et va les répartir auprès des diverses banques centrales partenaires dans le monde », a soutenu Patric Talon, précisant que cela se ferait « très rapidement », mais sans donner de calendrier précis.

En rappel, début octobre, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, avait déclaré que la France était ouverte à une « réforme ambitieuse » du franc CFA. Il avait dit attendre que les 15 pays qui partagent cette devise attachée à l’euro « décident ce qu’ils souhaitent », à un moment où l’Afrique de l’Ouest envisage de créer sa propre monnaie unique. « Nous sommes disponibles et nous sommes prêts », avait-il alors assuré, au terme d’une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des pays de la zone franc.

Etabli en 1945, une quinzaine d’années avant l’indépendance des colonies françaises, la valeur du franc CFA est aujourd’hui indexée sur l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA) ce qui maintient les économies africaines dans la dépendance de la politique monétaire européenne, une situation régulièrement taxée de « néo-colonialisme».

Le ministre béninois des Finances, Romuald Wadagni, avait déjà été le seul représentant africain à prendre la parole lors de la conférence de presse après la réunion au nom des pays de la zone UMOA (Union monétaire ouest-africaine), qui comprend le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

« Nous travaillons la main dans la main avec la France », avait-il affirmé, tout en rappelant que les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le Ghana, se sont mis d’accord pour l’adoption à l’horizon 2020 d’une monnaie unique, l’Eco, qui sonnerait le glas du franc CFA dans cette région.

Source : aOuaga

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Articles connexes

Rupture collective des journalistes sportifs : Le ministre Gilbert Ouédraogo salue l’initiative de l’AJSB

Placée sous le signe du partage et de la fraternité, la rupture collective du jeûne organisée par l’Association...

Assassinat de Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo : Wendpanga Yannick Bougma condamné à 25 ans de prison ferme

Au procès de l'ex ministre Yolande Viviane Compaoré, l'accusé Wendpanga Yannick Bougma a reconnu les faits. ‎L'expertise psychiatrique...

Pisciculture au Burkina Faso : Le Premier ministre inaugure des unités industrielles de production d’aliments pour poissons

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce vendredi 13 mars 2026 à Bobo-Dioulasso, à...

Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale : La 5e édition intègre une dimension sous-régionale

Le comité national d'organisation de la 5e édition du Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion...