jeudi 23 avril 2026
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Bases militaires étrangères au Burkina : Le gouvernement est-il contre la marche des OSC ?

A la conférence de presse annonçant la marche, le 12 octobre prochain, d’organisations de la société civile (OSC) contre la présence des bases militaires étrangères sur le sol burkinabè, le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), Chrysogone Zougmoré est revenu sur la question d’autorisation de cette marche, quand l’on sait que la précédente, celle de l’Union d’action populaire (UAP) le 16 septembre dernier, avait été non autorisée et réprimée par la Compagnie républicaine de sécurité (CRS). La prochaine marche aura-t-elle lieu ?

Dans son intervention, rien n’est absolument clair pour le moment sur l’effectivité de la tenue de la prochaine marche. Mais, Chrysogone Zougmoré a voulu apporter certains éclaircissements sur cette question. « Le régime des manifestations publiques au Burkina, c’est celui de l’information préalable. Et comme à toutes nos marches, c’est exactement ce que nous avons fait pour la marche du 16 septembre 2019, qui malheureusement a été réprimée par le pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès(MPP) », a-t-il fait savoir, notant ainsi que pour la marche-meeting du 12 octobre prochain, la lettre informative a été déposée depuis le 6 août dernier. « Depuis pratiquement deux mois que nous l’avons fait, mais jusqu’à ce jour, aucune réaction du gouvernement », a-t-il déploré.

« Nous allons nous assumer »

« Nous nous sommes rendus à la mairie le vendredi 27 septembre, ils nous ont fait attendre pendant près de 2 heures de temps avant de nous dire de revenir le lundi 30 septembre. Le lundi, nous étions à la mairie et là encore, ils nous ont fait attendre pendant 4 heures de temps pour nous dire de revenir le jeudi 4 octobre 2019 », a expliqué M. Zougmoré. Malgré ces tergiversations des autorités, les organisations de la société civiles tiennent mordicus à leur marche. « Nous n’allons pas laisser ce pays aux mains d’un régime, à fortiori d’un parti politique. Le pays n’appartient pas au MPP. C’est dire que nous allons nous assumer », a menacé le président du MBDHP, avant de marteler : « Si jeudi nous allons et que c’est la même réponse qui nous a été servie pour la marche du 16 [septembre], nous aviserons nos bases et définirons quelle attitude tenir ».

Minute.bf

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