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mercredi 28 septembre 2022

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Attaques terroristes : La « justice doit entendre le président du Faso », selon le CFOP

L’opposition politique burkinabè était face à la presse ce mardi 5 mars 2019 pour son traditionnel point de presse hebdomadaire sur l’actualité nationale. Les conférenciers Gilbert Noel Ouédraogo, président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) et Amadou Diemdioda Dicko de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont abordé la question de la crise sécuritaire au Burkina Faso, la question des réfugiés internes dus au terrorisme, le mouvement d’humeur de la police nationale et la « politisation du FESPACO et du 8 mars 2019 ».

Sur la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, l’opposition s’est indignée de la déclaration faite par le président du Faso dans son interview accordée le 21 février dernier à la Deutsche Welle, confiant avoir reçu à Kossyam des leaders terroristes. Lors de la cérémonie commémorative de l’AN 1 de l’attentat contre le Capuccino et Splendid Hôtel, le président du Faso indiquant que le combat contre le terrorisme est l’affaire de tous, a invité les populations « à une plus grande collaboration entre les populations et les forces de défense et de sécurité pour lutter conséquemment contre ces ennemis, car ce n’est qu’à ce prix que nous viendrons à bout de ces fléaux qui hypothèquent la paix et le développement ». Ainsi, l’opposition, le jugeant sur ses propres mots, a estimé qu’il appartient « au premier citoyen du Burkina Faso de collaborer pour que l’on mette la main sur ces terroristes ». En effet, « puisque des terroristes ont séjourné quelque part au Burkina Faso, qu’ils ont ensuite été reçus avec honneur à Kossyam, et qu’ils sont repartis paisiblement comme ils étaient venus, l’Opposition estime que le citoyen Roch Marc Christian KABORE, par ailleurs Président du Faso, détient de précieuses informations sur ces terroristes », soutient Gilbert N. Ouédraogo.

L’opposition pense aussi que le président du Faso qui a « commis la grave erreur de s’asseoir avec des responsables terroristes et de les laisser repartir », peut toujours se rattraper en faisant publier la liste nominative de ces leaders terroristes qu’il a reçus, avec leurs photos à l’appui (ou à défaut, des portraits robots) afin que n’importe quel Burkinabè ou ami du Burkina qui aurait des informations sur eux puisse saisir  les Forces de défense et de sécurité ou l’Agence nationale de renseignements. « Dans certains pays, le Président du Faso aurait été mis en accusation pour haute trahison, pour avoir accueilli ou rencontré les ennemis de la Nation en temps de guerre », a mentionné Gilbert Noel Ouédraogo, président de l’ADF RDA, appelant la justice, dans le cadre d’une enquête sur les crimes commis par les terroristes, à « entendre l’actuel  Président du Faso comme témoin détenant des preuves importantes ».

D’autres points d’actualité ont été abordés par les conférenciers. Sur la question des déplacés causée par l’insécurité, l’opposition a appelé à une « campagne de solidarité nationale » pour soutenir les déplacés. La meilleure action d’aide à ces déplacés, pour le CFOP, c’est de « restaurer l’Etat et sa force publique dans les zones attaquées, à renforcer la résilience des populations et à les ramener sur leurs terres ».

Amadou Diemdioda Dicko, 4e vice-président de l’UPC pense qu’il y a même risque de famine pour les populations déplacées qui ont été contraintes à abandonner leurs champs, bétails et autres biens précieux à cause du terrorisme. « Elles ont été forcées à quitter leurs villages parce que l’Etat a été incapable de sécuriser la zone », s’est-il indigné, appelant le gouvernement à tout mettre en œuvre pour permettre à ces populations de retrouver leurs terres avant la saison des pluies.

L’insécurité a contribué, selon l’opposition, à interrompre le cursus scolaire de 150.000  élèves. L’Opposition politique a invité le gouvernement à tout mettre en œuvre pour éviter une année blanche à ces élèves. “Tout doit être également mis en oeuvre pour que ces 150.000 élèves ne soient pas une génération sacrifiée sur l’hôtel du terrorisme”, a soutenu Gilbert Noel Ouédraogo.

Par Armand Kinda

Minute.bf

 

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