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jeudi 29 septembre 2022

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Attaque à Koutougou : Y a-t-il des infiltrés dans les rangs de nos FDS ?

Malgré qu’il soit alerté à l’avance, le détachement militaire de Koutougou n’a pas pu empêcher l’attaque terroriste du 19 août et pire, 24 militaires de ce détachement ont perdu la vie. « A Koutougou, on essaie de remonter le moral malgré la situation difficile, nous devons garder la tête haute et défendre la patrie jusqu’ à notre dernière goutte de sang », affirme une source sécuritaire sur place qui s’est confiée à nos confrères du bimensuel « Courrier confidentiel » dans sa parution du 25 août 2019. Cette même source est convaincue que « la lutte sera rude, longue mais nous vaincrons ».

Vingt et quatre morts et sept blessés. C’est le bilan macabre de l’attaque orchestrée par des hommes armés contre le détachement militaire de Koutougou le lundi 19 août 2019. Après cette attaque avec son bilan lourd dans les rangs de nos soldats, l’opinion se pose toujours beaucoup de questions. Mais dans l’armée, selon une source, « certaines attaques auraient pu être évitées », à Koutougou comme dans plusieurs autres attaques, les militaires ayant reçu à l’avance des informations assez précises. Une source proche du détachement, selon le Courrier confidentiel, affirme qu’il y a bien souvent de la « lenteur » dans la prise de décision. « Il faut rendre le système de traitement des informations fluide. Et favoriser une prise de décision rapide lorsque le faisceau d’information reçu est jugé fiable », propose un stratège de l’armée.

Des armes n’ont pas fonctionné

La lourdeur de l’attaque de Koutougou s’explique également par le fait qu’au matin de l’attaque, faute de maintenance, plusieurs armes de nos FDS n’ont pas fonctionné, ce qui n’a pas facilité la riposte, toujours selon une source proche du détachement, relayé par le Courrier confidentiel.

Le journal révèle que certains cercles bien informés de l’armée burkinabè sont convaincus que « le ver est dans le fruit ». Les terroristes sont probablement renseignés au sein même de nos FDS. En effet, il ne faut pas perdre de vue le fait que des terroristes maliens ont été hébergés au Burkina Faso. « Leurs hommes de mains, des Burkinabè sont toujours là. Ces derniers les avaient servis de guides, de chauffeurs. Ils étaient aussi dans l’armée et connaissent donc bien le terrain »,  a confié un cadre militaire à notre source, ajoutant que ces derniers n’ont probablement pas coupé les ponts. De même, nous sommes en mesure de nous demander ce que sont devenus certains soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentiel (RSP) dont plusieurs ont quitté l’armée pour convenance personnelle et d’autres en situation de désertion sans préavis.

Synthèse de Franck Michaël Kola (Stagiaire)

Minute.bf

3 Commentaires

  1. Zougrana ce n est une suspicion qui va fragilisé l armée mais un diagnostic sincère. Il faut qu on arrête l hypocrisie qui consiste à dire chaque fois qu il faut pas indexé quelque et pourtant nous ne sommes pas né en 2014 . On vivait dans ce pays.

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