mardi 31 mars 2026
spot_img

Attaque de Djibo : Le gouvernement burkinabè proteste contre un communiqué du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies

(Ouagadougou, le jeudi 30 novembre 2023) L’exécutif burkinabè représenté par les ministres en charge de la Justice, la Sécurité et la Coopération régionale, a rencontré ce jeudi la représentante du Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, accréditée auprès du Burkina Faso, madame Zeinab Hamza Diaby.

Cette rencontre intervient à la suite d’une publication du porte-parole du Bureau des Droits de l’Homme des Nations Unies, Monsieur Seif Magango depuis Nairobi au Kenya. Ce communiqué publié le 29 novembre et axé sur les attaques récentes à Djibo « fait une assimilation entre les terroristes qui endeuillent le pays avec un sujet de droit international », regrette le ministre délégué à la Coopération régionale Monsieur Karamoko Jean Marie Traoré.

Le gouvernement estime que en tant que « Etat parti » il n’était pas indiqué d’assimiler le Burkina Faso au même titre que les terroristes. D’où cette convocation de la représentante pays de cet organe de l’ONU pour exprimer « tout notre regret par rapport à ce communiqué et invité le bureau des Nations Unies à plus d’égard et à accorder le moins d’espace possible aux terroristes », a ajouté Monsieur le ministre Karamoko Jean Marie Traoré.

Le gouvernement rejette avec véhémence toute assimilation susceptible d’accorder un quelconque espace aux ennemis de la paix et de la liberté. Mieux, le contexte de ce communiqué n’est pas favorable a lancé de son coté Monsieur le ministre en charge de la Justice car soutient il « au moment où l’attaque de Djibo a été riposté vaillamment et pendant que le gouvernement n’a pas encore communiqué officiellement sur ces événements que nous aillons un communiqué de quelqu’un qui se trouve loin du pays et qui fait un bilan », déplore Monsieur le ministre Edasso Rodrigue Bayala.

Par ailleurs, le Burkina Faso s’est doté d’un dispositif institutionnel et juridique à savoir le pole judiciaire antiterroriste pour juger les auteurs d’actes terroristes. Par conséquent, il n’est pas question d’invoquer sur ce sujet l’applicabilité du droit international humanitaire dans le contexte du Burkina Faso a rappelé le Garde des seaux à la représentante pays du Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, accréditée auprès du Burkina Faso.

DCRP/MAECR-BE

Minute.bf

spot_img

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Articles connexes

Lutte contre le grand banditisme en milieu urbain : La Police Nationale démantèle quatre réseaux de malfaiteurs à Ouagadougou

Dans le cadre de sa mission régalienne de protection des personnes et des biens, le Service Régional de...

Promotion des idéaux de la RPP : Les orchestres « Les Petits chanteurs aux poings levés » et « Les Colombes de la Révolution » renaissent de leur...

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédrogo a présidé...

‎Santé et pharmacopée africaine : Ouagadougou accueillera le 5e congrès de la SAFHEC

‎‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience, ce lundi 30 mars 2026 à Ouagadougou,...

Moyen-Orient : L’Iran envisage de se retirer du Traité de non-prolifération des armes nucléaires

L'Iran envisage de se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). L'annonce a été faite...